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CHRONIQUE PAR ...

10
Beren
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 16/20

LINE UP

-Thomas
(guitare+chant)

-Nathanaël
(chant+guitare)

-Fay
(chant)

-Anthony
(claviers)

-Sylvain
(basse)

-Djp
(batterie)

TRACKLIST

1)Lunacy
2)Endless Agony
3)Angels Cry
4)Time So Long
5)Around My World, part I
6)Around My World, part II
7)Lost Time
8)Sailormen
9)Eternity

DISCOGRAPHIE


AnachroniA - The Endless Agony (démo)



La scène lilloise est décidément très prolifique. AnachroniA est un autre représentant de cette marmite en ébullition qu'est la scène metal nordiste, dont je ne suis pas peu fier de parler: en effet, les Lillois d'Anachronia ont véritablement tout pour débuter une carrière sous les meilleures auspices. Bon, leur propre définition de leur musique me laisse parfois perplexe (allez faire un tour sur leur site web pour comprendre, www.anachronia.com), mais je dois avouer que j'ai été bluffé par le potentiel de ce groupe, qui, pour une fois dieu merci, ose sortir des sentiers battus en s'aventurant sur un terrain plus que glissant, celui du concept-album metal fourre-tout. Que de gros pièges à l'horizon...

...déjoués avec un relatif succès. Pas de néo, pas de metal gothique, la musique d'AnachroniA, de ce fait, tisse sa trame sur des accords heavy ("Time So Long"), en ajoutant ça et là un peu de texture progressive ("Endless Agony" et ses multiples breaks, la variété de "Eternity, parfait morceau final) et de couleur sombre, bien que l'ensemble de l'album, un concept sur l'autodestruction, soit d'une tonalité plutôt positive. C'est d'ailleurs ce qui fait le charme de cette formation: l'éclectisme et la surprise. Là où l'on aurait pu s'attendre, au vu de la symbolique de l'artwork (très réussi par ailleurs), à un énième album de metal goth' comme des tonnes en sortent actuellement, il en ressort un ensemble enlevé et agréablement prometteur: la technique est présente (la guitare et la basse sont à ce titre très écoutables), les compositions sont bien écrites suivant un fil conducteur absolument indispensable dans un tel patchwork d'influences (folk, heavy, death).

Bref, la trame de fond, comme je le disais, est construite et tout à fait sensée. Bien sûr, AnachroniA tombe dans les travers naturels d'une production à la fois trop limpide et faiblarde: la basse est enfin mise en avant (quel bonheur!), mais les guitares possèdent souvent un timbre trop aigu, alors qu'elles remplissent parfaitement leur contrat accordées plus bas ("Sailormen"), le chant (à la fois féminin et death) est bien trop en retrait par rapport à la section rythmique. D'ailleurs, le chant féminin est souvent un peu juste sur quelques compositions ("Lunacy", "Eternity") alors que le growl est, quant à lui, pas mauvais du tout; reste à rééquilibrer le tout.


Maintenant, c'est une autoproduction, il faut tout de même saluer le travail exemplaire du groupe à ce niveau, qui n'en est qu'à son premier album, ne l'oublions pas! The Endless Agony est un bagage intéressant pour AnachroniA, qui lui permet de mettre en avant ses multiples visages sans pour autant dénaturer leur style. Car AnachroniA a son style bien à lui, ce qui est une grande force, il ne lui reste donc plus qu'à montrer les crocs et affirmer ses ambitions. Prometteur.


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