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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15/20

LINE UP

-V.I.T.R.I.O.L.
(chant)

-Irrumator
(guitare)

-Leicia
(basse)

-Battlesticks
(batterie)

TRACKLIST

1)I wish I could vomit Blood on You... ...People
2)The Oblivion Gene
3)Do Not Speak
4)Procreation of the Wretched
5)To Err is Human to Dream - Futile
6)Revaluation of All Values (Tractatus Alogico Misanthopicus)
7)The Final Destruction of Dignity (Die letzen Tage der Meinschheit)
8)Swallow the World
9)This Cannot Be The End
10)Rage, Rage Against the Dying of the Light

DISCOGRAPHIE


Anaal Nathrakh - Domine Non Es Dignus
(2004) - black metal brutal death Haine pure - Label : Season Of Mist



Anaal Nathrakh… comment décrire cet affreux combo anglais malsain, violent et totalement nihiliste? Ah! Je viens de le faire… Mais est-ce possible, après deux albums, de sortir une œuvre aussi malade et percutante? La haine que vomit le duo a mauvais goût et j’avoue qu’il n’est pas chose aisée pour tout mortel d’écouter cet album ne serait-ce qu’une fois en entier. Très violent, très torturé, très dérangeant, voilà encore quelques mots qui aideront les indécis. Anaal Nathrakh atteint ici une expression intensive cataclysmique difficile à mesurer…

Musicalement Anaal Nathrakh se rapprocherait plus du black metal que d’une autre scène, mais un mélange sauvage avec des touches de death et de grind se fait sentir, ici est là. Quelques semblants de mélodies peuvent accrocher l’oreille de temps en temps, personne ne sait dans quel titre, des bruits de toute sorte viennent enfoncer le questionnement général: mais qu’est-ce qu’on écoute? De la haine tout simplement. Un condensé assez intense de haine et d’horreur ultra brutale, extrêmement rapide et dérangeant. Pas besoin de dire que cet album, plus extrême encore que les deux précédents proches du black metal, est un tournant pour la carrière Anaal Nathrakh.

Niveau chant, c’est la panacée… Un vocaliste assez déjanté et possédé par la colère déboule avec un chant indéfinissable, très changeant, hurlé, souffert, clair par moment à la Emperor, saturé ou non, et surtout complètement anarchique et incontrôlé. Peut-être quelques effets ici et là, mais c’est surtout la maladie et l’ignominie qui se ressentent à chaque invective. Assez difficile de trouver à coté de cela un chant plus extrême. En terme de contenu, les compositions sont de toute façon décousues, vivantes, changeantes, évolutives, non sans rappeler Emperor, Limbonic Art (dans les accélérations et parfois le chant) ou encore quelques combos de grind death bien connus… Les quelques derniers titres se calment niveau tempo, avec "This Cannot Be The End" possédant de bons solos et des ambiances presque mélodiques. "Rage, Rage Against The Dying Of The Light" finit l’album sur une pointe totalement pessimiste de necro black maladif et incontrôlable, rappelant parfois les déboires de Nattefrost. Sinon de manière générale il est assez compliqué de s’y retrouver dans toute cette avalanche haineuse.


La bonne production de cet album assure sa part d’agressivité, plus que sur les précédents, parce que bien plus précise, contrôlée et directe. Presque trois quarts d’heure d’un mur de son infranchissable comme un mur de ronces… Voilà ce qu’offre Domine Non Es Dignus (Dieu, tu n’es pas digne). Ca vaut le coup, donc, de jeter une oreille sur cet album d’extrême metal difficile à classer, malsain et ultra complet… De bonnes heures de déprime ou d’hystérie à l’horizon…


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