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CHRONIQUE PAR ...

17
Lucificum
Cette chronique a été mise en ligne le 21 novembre 2013
Sa note : 14.5/20

LINE UP

-Johnny ''Plague'' Cooke
(chant)

-Nick Eash
(guitare)

-Nick Piunno
(guitare)

-Andrew Glover
(basse)

-Alana Potocnik
(claviers)

-Brandon Galindo
(batterie)

TRACKLIST

1) Open The Gates of Hell
2) Say Hello To The Undertaker

3) Sewer Mouth
4) Left For Dead
5) One Foot In The Grave
6) Time To Reap
7) United Through Hatred
8) Good Ol' Fashioned Bloodbath
9) No Man Is My Master
10) Snake Eyes
11) Looking For A Better Day

DISCOGRAPHIE


Winds Of Plague - Resistance



Johnny Plague et son imposante stature l'assurent : il n'a peur de personne. Alors on imagine bien que quand il lit sur des forums ou des commentaires de vidéos des gars qui crachent sur Winds Of Plague parce que l'évolution du groupe ne leur plaît pas (« ouais non mais oh c'est trop hardcore de merde ce que vous faites les gars, revenez au death-sympho-core de vos débuts  »), il doit s'en foutre royalement. Et ne sera pas le dernier à leur coller son poing dans le visage. Mais comme il ne peut pas se déplacer chez chacun de ses fans déçus, ben Johnny, il sort un nouvel album, et fuck tout le monde.

C'est un peu le sentiment ressenti à l'écoute de ce Resistance au titre affirmé. Winds Of Plague n'est pas là pour se justifier ou demander pardon, mais pour continuer à violenter nos pauvres oreilles. Et enfoncer le clou : Winds Of Plague affirme de plus en plus son côté violemment hardcore, que ça soit dans le ton, le look, l'attitude ou les paroles (mais ça, c'est pas nouveau) ou dans les compositions, qui font la part belle aux gros riff deathcore et encore un peu moins aux arrangements symphoniques – même si ceux-ci sont loin de disparaître. En tous cas, les guitares ont le beau rôle même si on pourra leur reprocher d'être trop souvent et systématiquement dans une optique rythmique hachée (approche typiquement hardcore) plutôt que dans la création de vrai riff death. Mais la plupart du temps, associées à une production bien puissante, ça marche. Car comme liant de toute cette mixture se trouve toujours le puissant Johnny Plague et sa voix charismatique sachant aussi bien growler que pousser des beuglements plus typiques du deathcore. C'est simple, 50% du plaisir de l'écoute de Resistance (et de Winds Of Plague en général) en revient à son charismatique leader.

Resistance s'ouvre sur le monstrueux "Open The Gates" qui, dévoilé avant la sortie de l'album, a fait transpirer d’impatience les nombreux fans du groupe. Flow de Johnny impeccable, jolie ouverture au piano, gros riff surpuissant, refrain imparable : la mise en bouche a été délicieuse. Le reste se montrera, malgré toutes les qualité de l'album déjà évoquées, assez inégal. Pour un "Say Hello to the Undertaker" bien gaulé ou un "United Through Hatred" court mais puissamment deathcore comme Winds Of Plague l'a déjà fait avec "California" ou "Reloaded", on a un "One Foot in the Grave" sans grande ambition ou un "No Man Is My Master" relativement creux bien que rageur. Winds Of Plague donne parfois le sentiment de se réfugier dans la facilité en sachant ce qu'il sait faire, à savoir du riff rythmique efficace - assurément, déjà entendu. Mais au final, force est de reconnaître que Resistance est un bon album, certes pas tout à fait du niveau d'Against The World et manquant d'hymnes imparables comme sur Decimate The Weak (rappelez-vous "The Impaler"), mais ses 34 courtes minutes sont réjouissantes et votre nuque sera plus d'une fois mise à contribution.


On aurait aimé un album un peu plus intense, plus égal et surtout plus long (Winds Of Plague proposera-t'il un jour plus de 40 minutes de musique sur un seul album?), mais Resistance montre que Winds Of Plague est toujours bien installé dans la course, avec son deathcore urbain brutal et mélodique.



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