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CHRONIQUE PAR ...

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Belzaran
Cette chronique a été mise en ligne le 17 octobre 2013
Sa note : 14/20

LINE UP

-Joe Comeau
(chant)

-Nikolai Wurk
(guitare)

-Russ Bergquist
(basse)

-Randy Black
(batterie)

TRACKLIST

1)I Feel No Pain
2)Bloodshed
3)Endless
4)Duskmachine
5)Dying in My Skin
6)Conquer All
7)Dripping
8)My Empty Room
9)Hands of Fate
10)Escaping   

DISCOGRAPHIE

Duskmachine (2013)

Duskmachine - Duskmachine
(2013) - thrash metal - Label : Massacre Records



Cela faisait huit ans que Duskmachine n’avait pas fait parler d’eux. Les voilà de retour avec un album éponyme. Les quatre machinistes reviennent avec leur thrash metal teinté de… Mais de quoi justement ? D’un peu de tout : parfois c’est sacrément heavy, parfois ça groove, parfois c’est death et à des moments on se retrouve avec des atmosphères bien dark. Alors la question essentielle que l’on peut se poser est : est-ce que tout ça va être cohérent ? Hé bien oui. Comme quoi tout est possible.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Duskmachine porte bien son nom. Il y a un aspect mécanique dans leur musique. Difficile de savoir si c’est la production ou la musique en elle-même qui donne cette impression, mais la sensation est là. D’un côté, cela donne un charme et une personnalité au groupe. D’un autre côté, cela fatigue un peu à la longue. Le groupe lance donc les hostilités avec "I feel no pain". On comprend tout de suite que le groupe ne plaisante pas. Les riffs décoiffent, les variations de rythme s’enchaînent, le chant est varié... Et que dire de ces arpèges angoissants qui s’immiscent dans les dernières minutes du morceau ? "Bloodshed" se lance alors et confirme la qualité du groupe, tout en proposant quelque chose de plus direct. C’est vraiment le chant ici qui porte le morceau, variant les plaisirs. "Endless" continue dans la lancée en proposant quelque chose de beaucoup plus heavy. Et quelle réussite ! Après une introduction sympathique, le morceau démarre vraiment et montre que le groupe est aussi à l’aise dans les parties plus lentes. Et quand le break débarque avec un chant et des guitares syncopées (qui m’a rappelé Disturbed, ce qui est une qualité), on est aussi surpris qu’excité ! Duskmachine fait preuve d’une vraie variété, autant par sa musique que par son chanteur, Joe Comeau, qui sait parfaitement varier ses parties. Il nous le confirme une nouvelle fois sur le morceau "Duskmachine" où le refrain vient poser sa petite ambiance…
Malgré la (relative) variété de sa musique, Duskmachine garde une cohérence salutaire. Celle-ci est le résultat notamment d’un son assez brut. J’avoue ne pas être fan de la production, que je trouve un peu sèche. Elle met bien en avant les guitares et le chanteur, mais la section rythmique manque un peu de coffre. Cependant, c’est assez cohérent avec la musique du groupe qui distille une ambiance à la fois sombre et malsaine. C’est clairement le point fort de Duskmachine qui sait poser une atmosphère sur des morceaux, qu’ils soient lourds ou aux tempos plus rapides. Pour cela, il faut avouer que les parties lead des guitares sont toujours réussies et tombent à point nommé. Sans surcharger le tout de soli en tout genre, Duskmachine sait les imposer quand c’est nécessaire et pertinent. Cependant, force est de constater que la deuxième partie de l’album est moins percutante. Certes, le court et rapide "Conquer All" plaira aux fans de trash, "Dripping" montre que le groupe peut faire des morceaux longs (avec un beau passage acoustique bien glauque avant le final death). En revanche, "My empty room", la ballade de l’album, est un raté complet. Cul cul à souhait, elle ne va pas du tout avec le reste de la galette. On dirait un morceau d’un autre groupe !


Duskmachine accouche d’un album cohérent, puissant aux forts accents thrash. Voilà un groupe qui a une personnalité affirmée, porté par un chanteur talentueux et des guitaristes qui balancent de sacrés riffs à tout va. L’atmosphère de ce Duskmachine est d’ailleurs particulièrement réussie et participe fortement au plaisir d’écoute. Alors certes, il y a défauts qui traînent ici et là sur cet album, mais, dans l’ensemble, c’est plutôt une réussite.



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