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CHRONIQUE PAR ...

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Wrathchild
Cette chronique a été mise en ligne le 26 octobre 2013
Sa note : 13/20

LINE UP

-Sy Keeler
(chant)

-Nige Rockett
(guitare)

-Andy Rosser-Davies
(guitare)

-Jeff Williams
(basse)

-Mic Mourihan
(batterie)

TRACKLIST

1) A New World Order
2) Chaos Is King
3) Fuel For My Fire
4) Children Of The Sand
5) Slaughterize
6) 66'Fucking'6
7) Cruci-Fiction
8) Dead Man Walking
9) Enemy Of My Enemy

DISCOGRAPHIE

Killing Peace (2007)
Live Damnation (2009)
Sounds Of Violence (2010)
VI (2013)

Onslaught - VI
(2013) - thrash metal - Label : AFM Records



Personne ne peut renier cette seconde renaissance dont bénéficie ce mouvement thrash et qui fut commencée il y a presque dix ans. Pour ceux qui étaient là, ce fut plus ou moins la durée remplie de succès de la première époque. On ne compte plus les groupes qui apparaissent ou ré-apparaissent trouvant une seconde jeunesse dans cette fontaine de jouvence. Tout cela porte chacun à croire que si certaines eaux de source ne sont plus bonnes à boire pour le commun des mortels, elles semblent être parfaitement toxiques pour ce genre musical à se foutre les cervicales en l'air.

Et voici donc notre auditeur lambda en proie à une nouvelle galette de nos Britons, simplement intitulée VI, car oui, c'est bien leur sixième album studio et troisième depuis leur retour. Le précédent ayant quelque peu échoué à enthousiasmer les foules, on peut se rassurer sur certaines choses à propos de cette dernière attaque. Oui, Sy Keeler est toujours bien présent et il convient parfaitement à la musique d'Onslaught. Son style agressif, très rentre-dedans se marie aux riffs remplis de haine que nous offre la paire de guitaristes. Sans relâche, il nous crache tantôt son venin, tantôt nous lance des growls menaçants. Oui, le sieur sait se faire entendre et se faire respecter, tout au long de cet album à la durée très old-school de moins de quarante minutes. Une attaque éclair. Autre aspect de Onslaught qui n'a pas changé est leur critique véhémente de la religion ou/et du christianisme. L'auditeur averti aura remarqué sur la pochette le signe VI sur chacun des trois casques, créant ainsi l'infameux 666. Les fondements de celle-ci sont remis en doute lors de "Cruci-Fiction" ou bien encore le fait qu'ils acceptent de jouer la musique de Satan sur le débilement nommé "66'Fucking'6". Comme ils sont loin les commentaires sociaux d'un Chuck Billy ! Bah !
La courte durée de ce VI  permet à l'auditeur de s'en prendre une pleine gueule en un temps record. Rares sont les temps morts sur cette galette. Seuls une petite intro, "A New World Order", ou bien des arrangements orientaux avec une voix féminine sur "Children Of The Sand" ralentissent le tempo - ce dernier rappelant fortement Testament. En cette année 2013 Onslaught démontre qu'ils ont bien compris l'intérêt de ralentir le jeu afin d'accentuer l'intensité. Leur problème dans le passé fut qu'ils n'arrivaient pas à faire face à une féroce compétition américaine. Le retard est quelque peu rattrapé ici, même si les Britons sonnent beaucoup comme Exodus. Et c'est bien un compliment car ils savent faire des riffs brutalement efficaces. Gary Holt aurait été heureux de pondre ceux qui ont donné naissance à "Fuel For My Fire". D'autres influences montrent leur nez, Kreator notamment sur "Chaos Is King". "Cruci-Fiction", quant à lui, commence lentement avec une ambiance digne de The Years Of Decay avant de se lancer dans une furie mêlant tout ce que chacun aime dans ce style, changements de rythme, soli nombreux et un chant violent, le tout dans un package associant le jeune et l'ancien. Une pure merveille thrashisante, démontrant qu'Onslaught est bien une formation qu'il ne faut pas oublier.


Contrôlant le blitzkrieg à moins de quarante minutes, Onslaught ne fait aucun prisonnier avec cette sixième galette qui, même si certains morceaux ne laissent que peu de traces sur la mémoire auditive, s'assure que les écoutilles de chacun soient complètement violentées. Onslaught démontrent qu'ils méritent tout à fait d'être présents sur cette scène thrash mondiale et qu'il faut bien compter avec eux, même si ce n'est pas sur le devant de la scène.


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