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CHRONIQUE PAR ...

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Lord Henry
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 12/20

LINE UP

-Russell Allen
(chant+guitare+basse+claviers)

-Robert Nelson
(batterie)

+ guests

TRACKLIST

1)Blackout
2)Unjustified
3)Voodoo Hand
4)Angel
5)The Distance
6)Seasons of Insanity
7)Gaia
8)Loosin' You
9)Saucey Jack
10)We Will Fly
11)Atomic Soul

DISCOGRAPHIE

Atomic Soul (2005)

Allen, Russell - Atomic Soul
(2005) - hard rock - Label : Inside Out Music



Loin de ses compères progueux, le chanteur de Symphony X a décidé pour son premier album solo de revenir à ses racines: du bon vieux rock/hard, très typé 1970s, dans la mouvance de groupes comme Led Zeppelin, Rainbow, ou encore Black Sabbath. Les inconditionnels du grand balaise dans sa formation d'origine seront donc à coup sûr étonnés de la voie qu'il a choisie. D'autant que, plus qu'un album solo, Atomic Soul est également l'occasion pour Russell Allen de montrer qu'il n'est pas qu'un grand chanteur...

Car le bougre s'est aussi attelé à l'enregistrement des parties de guitare, de basse, et même de certains soli de claviers. C'est donc bien à un musicien expérimenté que nous avons affaire, dont on est sûr désormais que l'ouvrage reflète fidèlement ses envies et ses intentions. Laissons-le s'exprimer! Bien entendu, de telles compositions n'ont absolument pas leur place au sein de Symphony X. La démarche de Russell Allen est donc compréhensible, surtout lorsque l'on sait que la musique de son groupe est essentiellement composée par Michael Romeo et Micheal Pinella, respectivement guitariste et claviériste... Ici, on revient à quelque chose de beaucoup plus simple et brut.

La voix de Sir Allen se fait plus rauque, plus énervée, bref plus rock 'n' roll, mais n'en perd rien en capacité. Les morceaux vont directement à l'essentiel, servis pour cela par une production - signée Russell lui-même, encore une fois - qui accentue perticulièrement la guitare et la voix, conférant ainsi un esprit heavy à l'ensemble du disque. "Voodoo Hand" , "Blackout" ou "Loosin' You" sont ainsi de purs hymnes rock, très directs, imparables. D'une manière générale, les riffs sont simples mais entraînants, les soli courts, et les refrains aucunement prise de tête; juste un disque de rocker. La formule est répétée onze titres durant, ce qui peut avoir tendance, il faut en convenir, à devenir rébarbatif pour l'amateur des multiples mouvements des compositions de Symphony X. Russel Allen s'essaie néanmoins avec bonheur à la ballade, avec la tout de même très musclée "The Distance", chantée d'une voix plus douce, mais également à "l'épique" - c'est un bien grand mot - avec "We Will Fly" et ses huit minutes au compteur, qui jouissent d'un son de clavier admirablement rétro, limite jazzy.

On intuite aisément les influences du vocaliste: Led Zeppelin, de façon récurrente, et les 1970 en général, mais aussi des tenants plus contemporains, plus improbables, de ce style rock: Alice In Chains, Soundgarden, Badlands. Frappant là où on ne l'attendait pas, Russell Allen va certainement avec cet album faire jaser pas mal de fans de metal progressif jusqu'au boutistes, en leur "infligeant" cette "regression" musicale, ce retour aux racines qui complète sa personnalité de chanteur. Une démarche risquée, qui peut toutefois se solder par un départ en tournée, si le public est réceptif. Espérons pour lui que l'ouverture d'esprit sera de mise lors de la sortie d'Atomic Soul... En tout cas, rien que pour le geste, bravo.




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