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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 8/20

LINE UP

-Jason Mendonca
(guitare+chant)

-Matty Wilcock
(guitare)

-Peter Theobalds
(basse)

-David Gray
(batterie)

TRACKLIST

1)Verdelet
2)Seduced
3)Shelter From The Sand
4)Eyes Of Dawn
5)Dying In The Sun
6)Words That Go Unspoken Part 1
7)Intractable (Words That Go Unspoken Part 2)
8)Seraphs And Silence
9)The Penance
10)Lex Talionis

DISCOGRAPHIE


Akercocke - Words That Go Unspoken, Deeds That Go Undone
(2005) - barré inclassable - Label : Earache Records



Si vous aimez le métal extrême varié, ceci est pour vous. Après, si c’est un peu de cohérence dans un monde de brutes qui vous ferait du bien, ce n’est pas ici que vous la trouverez. Akercocke est une entité anglaise, réalisant avec Words That Go Unspoken, Deeds That Go Undone son quatrième album. Respecté de la scène et de ceux qui aiment la violence, Akercocke propose ici quelque chose d’assez hystérique voire schizophrénique de la première à la dernière note.

Mélange (dans un même titre, hein!) de death, rock, ambiant, hardcore, thrash, mosh, heavy et… grind. Il y en a pour tout le monde et tout va assez vite à travers une exécution très précise et maîtrisée. Le chirurgical n’est pas loin non plus de ce coté-là. Ce mélange bizarre se ressent à tous les niveau même avec le chant, tour à tour et dans le désordre hurlé, parlé, scandé, susurré, grogné, vomi… Bref, tout un tas de chose qui rendent la galette assez déconcertante. Et c’est là que tout se joue parce qu’à ce genre de jeu on accroche ou on n’accroche pas du tout. Dommage mais cela n’a pas touché le cœur du chroniqueur qui trouve que cela ressemble plus à une mascarade démonstrative qu’à autre chose. Il me semble qu’un minimum d’unité est nécessaire tout autant qu’une sphère d’inspiration cohérente pour que puisse se développer une personnalité musicale. Alors quand on entend un passage doom dépressif juste après du grind, on est en droit d’avoir peur.

Et c’est dommage, parce qu’il y a des parties hallucinantes comme cette violence insolente et psychiatrique sur "Shelter From The Sand," presque dans l’ambiance du dernier Chimera de Mayhem, suivie d’un passage au piano dans la plus calme des torpeurs. Bon, après, un passage bien ridicule au chant clair à la Indochine (attention, je respecte Indochine…) vient tout gâcher. Et tout est comme ça. Des riffs à la Benighted sont suivis de plans expérimentaux indo-malsain. "Words That Go Unspoken Part 1" introduit telle une chansonnette de prog finit en plans à la Krabathor. Sur le plan du son, la production est correcte, quoique les guitares soient un peu et la batterie trop en avant pour le coup. Le tout passe bien quand même. On sent le travail réalisé en arrière plan.

Au bout du compte, c’est très énervant parce qu’il y a des choses vraiment excellentes, ici et là, mais soient trop courtes soient perdues dans un amalgame d’influences diverses, toutes aussi bien interprétées les unes que les autres il faut le reconnaître. Les parties de guitares sont souvent bien vues, techniques à souhait, tout comme la batterie et les interventions instrumentales plus acoustiques ou électro. On reproche souvent à la nouvelle scène extrême le patchwork un peu systématique d’idées sans relation, et là, c’en est un peu le comble. N’ayant jamais pris connaissance des œuvres précédentes de ce groupe, je laisse à l’entière appréciation des auditeurs ce Words That Go Unspoken, Deeds That Go Undone qui laisse de marbre avec au fond une certaine frustration. Avis tout de même aux malades de la tête qui aimeraient comprendre ce que ça fait d’être psychopathe.




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