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CHRONIQUE PAR ...

5
Fishbowlman
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 12/20

LINE UP

-Rob Halford
(Chant)

-Glenn Tipton
(Guitare)

-K.K Downing
(Guitare)

-Les Binks
(Batterie)

-Ian Hill
(Basse)

TRACKLIST

1)Delivering The Goods
2)Rock Forever
3)Evening Star
4)Hell Bent For Leather
5)Take On The World
6)Burnin Up
7)Killing Machine
8)Running Wild
9)Before The Dawn
10)Evil Fantasies

DISCOGRAPHIE


Judas Priest - Killing Machine
(1978) - heavy metal - Label : Columbia



Les années 70 n'ont pas été la période la plus brillante de Judas Priest, malgré de bons débuts (Sad Wings Of Destiny, Sin After Sin). Killing Machine sort la même année que Stained Class et le climat d'urgence dans lequel il a été enregistré n'aide pas le groupe à changer de formule. Sans être la copie conforme de Stained Class, Killing Machine a de toute évidence été enregistré pour contrer le mouvement punk. Les morceaux sont courts, simples, directs et plus rock, les solos peu présents et même la production sonne "garage", moins travaillée que celle de Stained Class et Sin After Sin.

Killing Machine vaut le coup surtout grâce à la présence des éternels classiques : les hymnes heavy "Hell Bent For Leather" et "Running Wild" ainsi que le heavy rock méchamment burné de "Delivering The Goods", une des meilleures compos du Priest. "Delivering The Goods" fait même un peu penser à AC/DC dans le riff qui suit les solos, pour une montée d'adrénaline impressionnante de la part de Mr Halford. Le chant de ce dernier est devenu agressif et rauque. Sur quelques morceaux, on sent une volonté du Priest de devenir plus accessible, moins austère, avec des refrains joyeux ("Evening Star", "Take On The World").

Queen faisait un tabac à la même époque avec son "We Will Rock You". Qu'à cela ne tienne, Judas Priest s'est mis en tête de composer lui aussi des hymnes prêts à être repris en choeur dans les stades. "Take On The World" sera le premier d'une longue série, mais le résultat laisse vraiment à désirer, c'est le plus mauvais morceau de l'album. Pour l'anecdote, Queen et Judas Priest étaient en compétition à ce moment-là, Rob Halford ne supportait pas que Freddie Mercury soit habillé comme lui (le look cuirs et clous). Alors Rob Halford, pour montrer que celui qui avait le plus de couilles dans l'histoire c'était lui, avait lancé un défi à Freddie. "Pas cap de monter sur scène en Harley". Mais ce défi n'a jamais eu de suite.

Fin de la rubrique "potins", reprenons : "Before The Dawn" est la ballade de l'album, entièrement acoustique et assez jolie, mais elle est loin d'égaler "Beyond The Realms Of Death" ou "Last Rose Of Summer". "Evening Star" commence aussi comme une ballade avant d'enchaîner sur un refrain rock et joyeux. La mélodie est plus belle que sur "Before The Dawn", mais le refrain est répété trop souvent. Pour le reste, Killing Machine contient sa dose de heavy rock comme sur l'efficace "Rock Forever". Dommage qu'il y ait y toute une ribambelle de morceaux aussi insignifiants que "Burnin' Up", "Killing Machine", "Evil Fantasies" ou la reprise ennuyeuse et caricaturale de Fleetwood Mac, "The Green Manalishi (With The Two-Pronged Crown)". Sur les couplets de "Burnin' Up", les lignes de chant ressemblent beaucoup à celles qu'utilisera Ralph Sheepers sur "Rich And Famous" de Gamma Ray !!!


La version remasterisée de Killing Machine n'est pas indispensable puisque le son n'est pas super et les inédits proposés sans grand intérêt : "Fight For Your Life" qui n'est autre qu'une version différente de "Rock Hard Ride Free" (seul le refrain est différent) et une version live de "Riding On The Wind", sûrement enregistrée pendant la tournée de Screaming For Vengeance. On se demande pourquoi "Fight For Your Life" ne figure pas sur le remaster de Defenders Of The Faith; chronologiquement ce serait plus logique mais bon. Sur la version live de "Riding On The Wind", Rob Halford est en furie mais on sent que sa voix part en couille, il a tendance à hurler un peu trop souvent. Killing Machine est plutôt correct dans son ensemble mais on attend toujours la bombe qui marquera de son empreinte le heavy metal.


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