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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 15/20

LINE UP

-Lord Ahriman
(Guitare)

-Blackmoon
(Guitare)

-Themgoroth
(Basse+Chant)

-Equimanthorm
(Batterie)

TRACKLIST

1)The Dark Age Has Arrived (Intro)
2)The Secrets Of The Black Arts
3)My Dark Desires
4)The Dawn No More Rises
5)When Angels Forever Die
6)The Fire Eternal
7)Satan's Mayhem
8)Shadows Over Transilvania
9)Bloodfrozen
10)Satanic Blood (VON Cover)
11)Dark Are The Paths To Eternity (A Summoning Nocturnal)

DISCOGRAPHIE


Dark Funeral - The Secrets Of The Black Arts
(1996) - black metal - Label : No Fashion Records



Un bruit sourd et effrayant … Une dizaine de secondes plus tard c’est l’explosion, la marche inexorable de la destruction dans votre tête. Ca résume bien Dark Funeral, ces apôtres de l’apocalypse. Une musique bien bourrine, pas fine et qui nous les met en sourdine. Seul Lord Arhiman est là depuis le début, mais l’esprit est perpétué à travers chaque album, avec pour mot d’ordre : tradition black metal. C’est ce premier album qui révéla Dark Funeral au public. Et incontestablement il s’agit d’un pur produit de black metal.

Une batterie, une basse, une guitare, un chanteur, voilà leur définition du black metal, et ils ont bien raison. Ils s’échinent ensuite à vous faire découvrir les arts de la magie noire tout au long de leur album (d’où le titre me direz-vous). Dark Funeral ou l’anti-originalité. Et oui, car appliquer à la lettre les règles du black metal signifie aussi se plier à un certain dogmatisme plutôt contraire à toute tentative de sortie des sentiers battus (et rebattus). Mais ce qui peut paraître réducteur se révèle une force dans le cas présent. Car même si nos musiciens ne font pas dans l’original, ils font dans le diablement efficace. A coup de déferlante de batterie et de guitare supersonique ils vous feront comprendre que le black metal ce n’est pas pour les petits joueurs. Les blast beats sont ici maîtres du jeu. La finesse quant à elle a gentiment été raccompagnée au bercail. Et pourtant la musique est excellente. Comment ?

Premièrement par un son de guitare qui fait chavirer de bonheur. L’impression que ça été enregistré dans une froide église abandonnée plane. C’est vraiment jouissif. En plus la batterie est bien puissante histoire que son hystérie ne passe pas inaperçue. Le chant pour sa part est dans la droite lignée des canons du black metal, c’est-à-dire un bon raclage de gorge en règle, mais rien de bien extraordinaire. Enfin la basse … RIP, il paraît qu’il y en a une. Au niveau musical c’est tout aussi bon. Des compositions qui vont droit au but, sans chemin détourné et avec une efficacité peu commune. C’est jamais fin, c’est jamais technique, c’est jamais original mais pourtant on prend son pied à écouter la musique de Dark Funeral. Lord Arhiman est un maître dans l’art de trouver le riff black metal qui tue. Toutes les chansons reposent sur la guitare et toutes ont droit à des riffs excellents. Ok, c’est pas technique pour un pou, mais ça fait du bien par là où ça passe. Vive le démon black metal.

Et puis il y a des moments où c’est limite l’extase, notamment lors de la dernière piste quand avec 3 accords seulement et une batterie qui joue une rythmique ultra simple Dark Funeral nous fait pleurer de bonheur. C’est vraiment tout bête à faire, mais ils l’ont trouvé et ils le font et c’est génial. Chapeau. En plus, je suis mauvaise langue quand je dis que la batterie ne s’adonne qu’au vulgaire blast beat à tout bout de champs … non des fois il lui arrive même de baisser le pied, mais jamais trop et surtout pas longtemps. Malgré tout, il y a un gros tâcheron au milieu de tout ça, et c’est l’avant-dernière chanson dont on se demande ce qu’elle fait là. Un riff de 3 accords répétés à l’infini pendant 2 trop longues minutes, empiré par une phrase unique chantée aussi à l’infini … saoulant et indigent. Qui plus est, la sensation que ce riff est un peu volé à Sepultura est forte.


Mais rien de bien grave et au final un album qui a sa place dans toutes les chaumières black metal pour peu que vous ne soyez pas à la quête absolue de l’originalité. Efficace, puissant et bon. 3 maîtres mots de ce The Secrets of the Black Arts.


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