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CHRONIQUE PAR ...

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Moumou le hibou
Cette chronique a été mise en ligne le 21 février 2013
Sa note : 6/20

LINE UP

-Felix Enderlein
(chant)

-Martin Boxhammer
(chant)

-Gabrieg Kriedel
(guitare)

-Manuel Lhemann
(guitare)

-Nico Jacob
(basse)

-Maximilian Panzer
(batterie)

TRACKLIST

1) Intro
2) Darkest Season
3) Demon
4) Wounds
5) Rise of an Angel
6) Reaper of Fate
7) Traitors of Humanity
8) Black Blood
9) Story of a Modern Gladiator
10) Ausverkauf
11) Decayed Privacy

DISCOGRAPHIE


Led Astray - Decades Of Addiction
(2012) - death metal - Label : Massacre Records



La longueur de cette chronique sera proportionnelle à la qualité de l'album jugé. Aujourd'hui Moumou n'est pas content, et il le fait savoir ! Attention, c'est parti pour un dégommage bref mais intense, sortez (les briquets ? ) les fourches et les torches ça va faire mal !

Commençons par ce qui va : un bon niveau technique, une relative efficacité et une production moderne en béton armé. Voilà, tout est dit pour les bons points. Passons à tous ce qui va permettre au chroniqueur de décharger son indicible colère (et oui, certains méditent pour se relaxer, d'autres chroniquent). Tout commence par une introduction où un Américain lambda joue de la zapette. La cible de cette bande de jeunes est donc la télévision, lieu de tous les clichés. C'est très bien mais le groupe montre très vite qu'il ne vaut pas mieux que ce qu'il critique, on nage dans un océan de stéréotypes du death metal moderne bête et méchant. Aucune originalité, un growl tellement caricatural qu'il en devient risible, de l'auto-plagiat d'une piste à l'autre à tel point qu'on ne sait même plus quand un titre se termine et quand un autre commence. Pour faire court Led Astray est en quelque sorte les Magic System du death moderne.
Il est aussi utile de faire le détail de l'album que de comparer les deux frères Bogdanov. Le plus inquiétant dans l'histoire et de se dire que ce genre de groupe semble proliférer sur la scène actuelle. Alors que faire face à ces hordes de jeunes fougueux enfantant des absurdités musicales toutes plus insipides les unes que les autres (dont on trouve les plus belles illustrations dans le neo et le metalcore) ? Les soigner à coups de musique classique afin de calmer leur envie de faire du metal à tout prix ou pour qu'ils développent un véritable sens de la composition ? Faire en sorte qu'ils deviennent manchots, cul-de-jattes et muets ? La solution est plus simple. Il suffit que les maisons de disques se recentrent sur la qualité. Car il faut bien l'admettre, les groupes les mieux distribués sont souvent les moins intéressants, ce qui fait que l'étalage metal de nos disquaires qui nous sont si cher ressemble de plus en plus à un fast food alors qu'il pourrait être un restaurant étoilé (encore et toujours la bouffe dans les chronique de Moumou...).


Decades of Addiction est typiquement le genre d'album qui prête plus à une réflexion sur les modes dans le metal que sur ce qu'il propose en tant que groupe. Pourquoi ? Car il n'y a pas grand chose à en dire ma bonne dame ! Allergiques à l'authenticité, foncez sur cet album aussi captivant qu'un JT de TF1.


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