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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 09 février 2013
Sa note : 11/20

LINE UP

-Al
(chant)

-Cris
(instruments)

TRACKLIST

1) Lupo
2) La mia miseria, la mia grandezza
3) Nessun confine per la follia
4) Bandiere bianche, rosse ginocchia
5) L'era dei trenta denari
6) Non credo nel tuo dio
7) Avvilenti
8) Credimi

DISCOGRAPHIE

Illnulla (2012)

Illnulla - Illnulla



C'est l'histoire d'un groupe. Il vient d'Italie et enregistre à Rome. La force des grandes légions antiques coule-t-elle dans son sang ? La répônse sera pour plus tard, mais déjà ce sang est indépendant. En effet le groupe n'est pas encore signé et se permet donc de parader devant nos oreilles allumées en tant que monsieur je-vis-tout-seul. Voici donc sûrement un album / promo pour se faire signer, mais est-ce suffisant pour que nous auditeurs nous signions ?

Il faut se l'avouer, ça démarre quand même difficilement. On se prend directement une batterie qui sonne très très proche de la boîte à rythme. Alors soit, l'instrumentiste s'occupe de tous les instruments dans le groupe, mais il ne peut exceller partout, et manifestement pas à la batterie dont on n'arrive d'ailleurs pas à savoir si elle est réelle ou synthétique. Ce type de réflexion suffit à vous mettre sur la voie : ce n'est clairement pas pour elle qu'on viendra sur l'album. Deuxième réflexion, le chant est tout ce qu'il y a de plus banal, voire même amateur (râclé et gras, c'est tout). Le fait qu'il soit en italien, très articulé et doté d'un timbre... plus que commun renvoie une image proche du ridicule (c'est d'autant plus dommage qu'il s'agit de la seule chose dont il ait à s'occuper). Aïe ! Voici une chronique débutée sur les chapeaux de roue, lancée à pleine vitesse dans le cassage en règle.
Heureusement. Heureusement il y a autre chose qu'une boîte à rythme et un chant très limite. Il y a une guitare par exemple, et lorsqu'on parle de metal, c'est l'élément essentiel. On peut se permettre d'être commun ou foirer gentiment le reste, mais pas les riffs. Et pour le coup, on ne sombre pas dans la panade. Les riffs sont assez nombreux et proposent des accroches qui font qu'on ne rejette pas systématiquement ce qu'on entend. C'est même aisé à écouter et l'agréable est de la partie via des mélodies classiques mais identifiables. Certains riffs se permettent des incartades dans la folie douce lancés à toute allure comme un solo ("Bandiere bianche, rosse ginocchia"). Cependant, encore une fois on vire trop souvent dans le commun, peu aidé par un son pas au top. Rien ne présage d'une album insupportable mais tout pointe vers le commun vulgaire dans sa définition latine. Heureusement le trip beat / techno de "Non credo nel tuo dio" vient nous réveiller.


Alors nous voilà avec l'envie de conclure plus rapidement que de coutume. Illnulla l'album n'est foncièrement pas désagréable et sonne comme du black teinté de death correctement composé. Il est par contre désagréablement commun, couplé à une durée faible et une production amatrice ce qui fait tout de même plus penser à une démo. Les Italiens ont encore des choses à prouver avant de rentrer réellement dans la compétition. On sera indulgent avec cette sortie qui est avant tout destinée aux labels très probablement, et on leur demandera de revenir avec des musiciens dédiés, un meilleur chant et un tout bien plus fignolé.


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