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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 09 février 2013
Sa note : 11/20

LINE UP

-Paolo Ojetti
(chant)

-Daniele Galassi
(guitare)

-Christian Morbidoni
(guitare)

-Alessandro Infusini
(basse)

-Alessandro Vagnoni
(batterie)

TRACKLIST

1) Preliminaries
2) Plump
3) Glorious Orgy
4) Hypertrophic Jellybean
5) Everything means I
6) Bar Together
7) Cartilages
8) The Copy/Paste Syndrome
9) The Miss Treated
10) Paraphilias

DISCOGRAPHIE


Infernal Poetry - Paraphiliac
(2013) - death metal - Label : Bakerteam Records



En venant d'Italie, on a des choix de vie faciles : soit être un voleur, soit être un menteur. Les membres de Infernal Poetry ont préféré opter pour la troisième voie, celle du metal. En roulant leur bosse depuis 15 ans, l'air de rien, ces Italiens fantasques font donc figure de papys du style. C'est pourtant dans un style tout sauf papy qu'ils vont remuer vos cages à miel.

Les promos ont ceci de marrant et intéressant qu'on se laisse plus facilement aller à la découverte des groupes. Prenez par exemple Infernal Poetry, c'est l'oreille distraite que je découvrais un groupe sonnant plutôt black metal croisé de death mélodique. A l'arrivée de l'album, quelle n'est pas la surprise d'entendre une composition dans la droite ligne d'un Soilwork hargneux, donc plutôt Stabbing the Drama ou A Predator's Portrait. Le tout se confirme sur la suivante, "In Glorious Orgy", blindée de mélodies impossible à louper. La suivante "Hypertrophic Jellybean" fait étrangement penser à Cavalera Conspiracy sur Inflikted, aidé en cela par un chant thrashouille teinté de core que ne renierait Max ou rageur comme celui de Joe Duplantier.
Toujours dans la mélodie sur fond de riffs aggressifs, on déguste un death mélodique qui n'a pas complètement oublié son genre d'origine. De tout cela, que faut-il retenir au niveau musical ? Pour être honnête avec vous, des chansons très homogènes qui savent pousser l'agression pour remuer le quidam badin allant jusqu'au gros blast de "Paraphilias". Toutefois leur grande homogénéité fait qu'on passe de l'une à l'autre sans trop vraiment s'apercevoir de la transition (si, notons l'amusante et intéressante intro de "The Miss Treated" et son riff sautillant). Bien sûr, parler d'un pavé uniforme est une vaste exagération, pourtant le sentiment d'un tout global sans démarcation évidente rôde en permanence dans notre esprit embrumé. 
Sur les points plus objectifs, on note un niveau technique propre, des transitions fluides entre parties lourdes et rapides et des riffs aux notes nombreuses et savoureusement enchaînées. Le son est également très propre mais trop lisse car il participe à la sensation de bloc monolithique de l'album (trop tassé ?). Il ne faudra pas oublier de mentionner les passages à la Morbid Angel de "Cartilages" et des influences Soilwork qui s'effacent sur la longueur de l'album pour se rapprocher d'un death plus classique, voire brutal. Le reste demeure au niveau de ce qui est entrevu depuis le début, des chansons efficaces, bien jouées et bardées de riffs dont on ne parvient pas à sortir de passage particulièrement marquant.


Tristement pour cet album, l'envie de dire qu'on n'en ressort rien de spécial est forte. Tristement car on a bien envie de s’amouracher des Italiens car leur musique respire la motivation sincère, mais « dura lex, sed lex » disaient les Romains, et la réalité n'a que faire de nos palpitations adolescentes.


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