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CHRONIQUE PAR ...

17
Lucificum
Cette chronique a été mise en ligne le 29 janvier 2013
Sa note : 15/20

LINE UP

-Sven Engdahl Hamilton
(?)

-Fredrik “Buffy” Johansson
(?)

-Markus Wanler
(?)

TRACKLIST

1) Death To False Power Chords
2) Late Nights At Quarks
3) Judge Jury Executioner Talkshow Host
4) Luleå

DISCOGRAPHIE


Borg 64 - Anywhere But Here (EP)
(2013) - punk barré electro metalcore avec des zoing zoing et des bziou bziou - Label : Discouraged Records



OK, ce ne sont que douze misérables minutes. Mais avec cet EP, les Suèdois de Borg 64 ont su éveiller ma curiosité. Certes, ça n'était pas gagné avec cette pochette plutôt moche rappelant plus un univers glauque et pesant de stoner / doom, mais dès les premières secondes, ils avaient réussi à capter mon attention. Leur secret ? Ces délicieux bruits électroniques rappelant plus le SID que la dernière soirée arrosée dans une boite de nuit branchée. Electro ?

Oui et non. Oui, parce que définitivement, Borg 64 pourrait être décrit comme de l'electropunk, ou de l'electrocore (si toutefois ces dénominations existent, et si ça n'est pas le cas, c'est maintenant chose faite). Et non, parce que ne vous imaginez pas une ambiance de dance floor, avec boule à facette et patte d'eph'. Borg 64, c'est – musicalement – un univers de geek qui rencontre celui du hardcore, avec du coup un intéressant mélange des genres. C'est hystérique, violent, artificiel et totalement urbain, mais la bonne surprise, dans tout ça, c'est que ça fonctionne. On pourrait presque s'imaginer entendre Machinae Supremacy copuler avec Converge (avec des petites pointes de délire à la System Of A Down) : les tempos alternent entre rythmes débridés et passages plus lourds, avec des petites pointes de blast ici ou là. Mais l'élément moteur de Borg 64, c'est toute la partie électronique. Entre bruits bizarres d'ambiance et sons oldies typés retrogaming, c'est tout un univers que dépeint la musique des Suédois.
Actifs depuis la fin des années 90, on trouve assez peu d'informations sur Borg 64 (à tel point qu'il n'a pas été possible de dire qui fait quoi dans ce trio), leur site officiel étant inactif. Ils ont sorti un album en 2005 nommé They're Using Nanoprobes (tout un programme) via le label Codebreakers, qui a disparu dans les limbes depuis, et ils auraient visiblement commencé leur carrière en évoluant dans un domaine plus purement électro avant de se dire que bon, des grosses guitares, cela fait toujours son petit effet. Quant à la batterie, ils ont fait le choix de la rendre synthétique, sans doute pour coller à leur concept. Mais pour le coup, on se demande bien pourquoi tant, sinon lors de quelques passages, celle-ci singe une « vraie » batterie, que cela soit dans le son, plutôt réussi, ou dans l'écriture, très réaliste. Mais après tout, cela ne change pas grand chose au résultat final : Anywhere But Here est un EP rafraîchissant et sympathique, laissant augurer – on l'espère – un album intéressant.


Bonne surprise que cette petite chose ! On va maintenant sagement attendre la venue de l'album pour juger de Borg 64 sur la longueur, mais c'est encourageant. Amateurs de barré, de metalcore et de sonorité électroniques un peu cheap, posez une oreille sur Borg 64. Ou comment un concept qui aurait pu passer pour une grosse blague s'avère, pris au sérieux, carrément convaincant.


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