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CHRONIQUE PAR ...

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Blackmore
Cette chronique a été mise en ligne le 21 décembre 2012
Sa note : 10/20

LINE UP

-Anders Engberg
(chant)

-Torben Enevoldsen
(clavier+guitare+basse)

-Andreas Lill
(batterie)

TRACKLIST

1) The Seventh Sign
2) Riot
3) Pray for Rain
4) Nightmare
5) Tomorrow
6) The man in the Mirror
7) Killing Fields
8) Into the fire
9) FYI (bonus)

DISCOGRAPHIE


Section A - The Seventh Sign
(2012) - metal prog - Label : Lion Music



Ce qu’il y a de bien avec le format numérique, c’est que les promos ne prennent plus la poussière ni de la place sur le bureau. C’est qu’on appelle une révolution pour le métier de chroniqueur au même titre que la « performance capture » ou la HFR pour le cinéma. L’inconvénient, c’est que l’on a vite tendance à oublier l’existence même de la promo. Embêtant, surtout quand on doit rendre son papier la veille des vacances de Noël avec une prédiction de fin du monde dans l'air. Il y a sûrement mieux à faire avant de trépasser que d’écouter un album de metal prog' italien.

Italien ? Perdu car Section A n’est pas italien mais danois. Pourtant l’affiliation paraissait évidente à l’écoute de l’album ! En particulier le chant qui débute dès l’intro de "The Seventh Sign" par un très glorieux screaming aigu typique des groupes du pays de Berlusconi. Mais pour être tout à fait honnête, cet album ressemble surtout à un disque metal prog' générique comme on en trouve à la pelle depuis des années. Pas besoin d’être italien ou japonais pour accoucher de ce genre de choses. On suit juste la recette à base de parties AOR entrecoupées de sections instrumentales qui entremêlent claviers, puis grattes puis duel de claviers / grattes pour finir sur un solo de gratte ou de clavier en fonction du morceau (ouf).
Mais le fan attentif va très certainement en profiter pour remettre l’église au milieu du village en arguant que cet album est sorti en 2003 et qu’il s’agit là d’une réédition. Que l’on trouve en plus des membres de Vanden Plas à l’ouvrage ou encore Derek Sherinian (preuve que ça date) et qu’il faut donc parler de ce groupe avec tout le respect qu’il mérite. Seulement voilà, des oeuvres clonées dans le genre existe depuis la sortie d’Images and Words, donc l’âge n’est pas une variable significative dans l’équation. On va se contenter de pointer du doigt l’absence de songwriting véritablement inspiré et la reprise systématique des clichés du genre. Notre intérêt sera tout juste relevé par un le titre "Into the Fire", un poil plus efficace que la moyenne avec une structure moins classique. 


Bref, on ne va pas s’étendre sur le sujet, cet album vous l’avez déjà entendu 1 000 fois si vous êtes un buveur de tisane. Ni bonne, ni mauvaise, la musique proposée ici est simplement standard. Cette ressortie est donc uniquement destinée aux fans du groupe et n’a pas pour vocation de remplacer sous le sapin le dernier Anglagard ou BTBAM. De toute manière, il est déjà trop tard, c’est la fin du monde et si vous lisez cette chronique c’est que vous êtes un survivant et vous avez mieux à faire comme…heu… survivre ?


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