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CHRONIQUE PAR ...

103
Amdor
Cette chronique a été mise en ligne le 20 décembre 2012
Sa note : 08/20

LINE UP

-Marc
(chant)

-Phil
(guitare)

-Dimi
(guitare)

-Lasse
(basse)

-Dominik
(batterie)

TRACKLIST

1) Intro
2) Contaminated
3) Inner Demon
4) Swallow the Pill of Disrespect
5) There's No Place Like Home
6) Desperation
7) Dormientes Diabolus
8) The Lion's Prey
9) Misanthropic Hell
10) Catharsis of the Damned
11) The Apocalypse

DISCOGRAPHIE


Bust a Move - There's No Place Like Home
(2012) - death metal deathcore stéréotypé - Label : Bastardized Recordings



Dans la vie, il y a les originaux et puis les autres. Brisons le suspens tout de suite, Bust a Move est un des autres… Et, entre nous, comment prendre au sérieux un groupe qui a CE nom là ? A ceux qui ne connaissent pas, Bust a Move (ou Puzzle Bobble) est ce petit jeu vidéo auquel on joue au boulot quand on s’embête, et, accessoirement, ça signifie « danser ». Vachement crédible en effet quand le groupe est censé jouer dans un genre un tantinet énervé. Si seulement le groupe était aussi addictif que le jeu…

Par quoi commencer ? Vous voyez le deathcore ? Un genre qui a souvent tendance à pâtir de son manque d’originalité en général (car il existe bien quelques exceptions heureusement) : eh bien ce premier album de Bust a Move est l’incarnation même de ce manque d’originalité ambiant, tout simplement. Tombé dans les clichés du genre, le groupe interprète donc un deathcore légèrement mélodique sans surprise ni aucune âme et reste incapable d’accrocher l’auditeur. Il n’y aura alors pas grand-chose à ajouter : si le niveau technique des musiciens est tout à fait correct et les riffs bien exécutés, ceux-ci donnent surtout, pour l’immense majorité, une désagréable sensation de déjà-entendu, tout comme les breakdowns, interchangeables entre eux, tous plus banaux et prévisibles les uns que les autres qui s’enchaînent tout du long. De plus, le son y est très (trop en fait) travaillé et finit donc irrémédiablement par sonner extrêmement synthétique, principalement au niveau de la batterie.
Les 37 minutes de ce There's No Place Like Home semblent bien longues : aucun morceau ne parvient à se démarquer vraiment dans le lot, si ce n’est peut-être "The Lions Prey" et "Contaminated", chanson pour laquelle un clip a même été réalisé (au passage, messieurs, arrêtez les chorégraphies façon crabcore, c’est rédhibitoire, vraiment), titres qui sont un poil plus accrocheurs que le reste (et encore…). Pour le reste, à vrai dire, rien n’est purement mauvais, c’est juste terriblement moyen de bout en bout et ce à tous niveaux, si bien que Bust a Move risque bien de rester dans l’anonymat le plus complet au milieu d’une scène déjà bien peuplée pour son âge si les gars n’haussent pas une bonne fois pour toutes leur niveau un grand coup.


Assez symptomatique des maladies du deathcore, There's No Place Like Home n’est définitivement pas convaincant, la faute à la solution de facilité qui a été privilégiée par nos Allemands. Mettons-ça sur le compte de leur manque d’expérience et espérons pour eux qu’ils sachent redresser sérieusement la barre. En attendant, Bust a Move restera pour moi un jeu vidéo…


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