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CHRONIQUE PAR ...

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Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 18 décembre 2012
Sa note : 13/20

LINE UP

-R. Karlsson
(chant+basse)

-P. Myrén
(guitare)

-P. Fransson
(guitare)

-J. Johansson
(batterie)

TRACKLIST

1) Carnage Slaughter and Death
2) Pull the Trigger
3) Withering Souls
4) Suffering Ascends
5) Clenched Fist Vengeance
6) Endless Days of Wrath
7) Reborn in Sin
8) Corrosive Spiral
9) The Flesh of the Living
10) The Last Stand
11) Slayer Fashion
12) Reign of Terror

DISCOGRAPHIE


Zombified - Carnage Slaughter and Death



Et oui, les traîtres ça existe. On peut être Lyonnais et fan des Verts, Madrilène et supporter du Barça, ou encore Italien et ne pas aimer les pâtes. On peut même être Suédois et faire du death metal d’inspiration… US. Oui, vous avez bien lu : US, Etats-Unis, United States. Déjà le nom, Zombified : cela fleure bon le film d’horreur américain de série Z. Peut-être que quand les musicos passent dans les villages suédois, les enfants leur jettent des pierres et les parents les montrent du doigt en disant à leur progéniture « Tu vois, si tu ne travailles pas bien à l’école, tu finiras par faire du death US comme ces méchants messieurs. »…

Peu de traces des vieux Entombed, Dismember et compagnie, absolument rien à voir avec le mélodeath énervé et suraigu de Göteborg. Oscillant entre death old-school et brutal death, la musique de Zombified sur Carnage Slaughter and Death fait vraiment penser à celle que l’on pratique de l’autre côté de l’Atlantique au vu des ses caractéristiques fondamentales : un chant grave doublé de cris aigus, une profusion de passages en blast, un petit côté thrash par moments et une abondance de riffs très abrasifs. Dépourvu de tout solo, l’album concocté par le quatuor suédois s’en remet donc totalement à la section rythmique et aux accords rampants, et bien plus rarement à quelques arrangements d’ambiances et autres voix de serial killer clichesques (la fin de "Suffering Ascends"), pour tenir en haleine l’auditeur. Pas trop difficile d’accès, Carnage… est une oscillation perpétuelle entre rythmes rapides, très majoritairement blast-beats même si quelques rythmes thrashy pointent par moments le bout de leur nez (sur "Pull the Trigger" ou "The Flesh of the Living" par exemple) et moments ultra heavy.
Le résultat est un album compact. Douze titres durant, les musicos bastonnent de manière sérieuse, sans le moindre relâchement, ce qui permet à cet album, tout sauf original, de tenir la route et de ne pas engendrer de bâillements chez l’auditeur amateur de gros death. Les passages heavy sont tous très bien réussis et les accélérations bien maîtrisées, avec quelques bons enchainements rythme thrash / blast beat, comme sur "The Flesh of the Living". Si l’on doit désigner quelques titres au-dessus du lot, on pourra penser à "Suffering Ascends" et ses accords rampants, morceau le plus « mainstream » de l’œuvre, ou l’imparable "Clenched Fist Vengance",  mais là où la démarche de Zombified est la plus aboutie est certainement à chercher du côté de "The Last Stand" qui, en plus de proposer une rythmique haute tension (avec des accords rappelant le premier Convulse, petit chef-d’œuvre soit dit en passant) et quelques passages abrasifs, soigne son obscur final, de telle sorte que l’on en vient à regretter que les Suédois n’ait pas utilisé un peu plus les ambiances sur ce bloc de béton armé qu’est Carnage…


De la pochette aux titres de l’album en passant par le nom du groupe déjà évoqué plus haut, tout ici est cliché et la musique ne pouvait pas être en reste. Le second album de Zombified est simplement un bon album de bon gros death efficace et facile à écouter. Il offre son pesant de riffs bien costauds et des typiques « Uuuuhhhhh » et « Yaaaahhhh » . Vous voulez autre chose ? Qu’on vous fasse des câlins et des bisous, qu’on pousse la chansonnette sous fond de guitare accoustique et de titres de ving minutes chacun ? Il faudra aller voir ailleurs, ici c’est parpaings et testostérone au programme. Ca a peut-être ses limites, mais ça fait du bien par où ça passe !


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