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CHRONIQUE PAR ...

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Wrathchild
Cette chronique a été mise en ligne le 21 décembre 2012
Sa note : 16.5/20

LINE UP

-John Cavaliere
 (chant)

-Steve Janevski
 (guitare)

-Hanny Mohamed
 (guitare)

-Pavel Konvalinka
 (batterie)

TRACKLIST

1) Falling
2) Lost Horizon
3) Voice Of Change
4) Killing Hand
5) Journey To The Soul
6) Holy Killers
7) Symphony Of Death
8) Edge Of The World
9) Stargazer
10) Shine

DISCOGRAPHIE

Silent Company (2005)
Stargazer (2012)

Black Majesty - Stargazer
(2012) - speed metal - Label : Limb Music



Oui, si l'on connaissait les Australiens férus de rock très proche de ses sources, et parfois assez couillu, il est vrai que  le metal de type européen ne semblait pas faire majorité. A qui la faute, direz-vous ? Difficile à dire. Quoi qu'il en soit, une cavalcade de mercis au label Limb Music pour la distribution de ce groupe qui mérite qu'on y jette une oreille ou deux.

Voici donc le cinquième album de ces Australiens, encore une fois mixé par Roland Grapow, ex-Helloween. Oui, ce dernier est aussi le cerveau du groupe Masterplan, mais ici, la référence à la bande de citrouilles est plus que fortuite. Vous comprendrez plus tard. Celui-ci a réussi à donner un son clair et à la fois puissant aux compos de ce groupe qui commence à faire ses marques jusqu'en Europe graces à certaines apparitions pendant des festivals. Il est à noter qu ceux qui s'attendent à une reprise du morceau de Rainbow en matière de morceau-titre resteront sur leur faim. Oui, la faute est facile.
Non, ici, c'est bien de metal européen qu'il s'agit. L'album ouvre le feu avec "Falling" qui marie à merveille les riffs du Helloween de la grande époque à ceux de Blind Guardian pour un résultant détonnant avec un de ces refrains qui ne vous laissera pas tranquille. La rythmique bien speed et les cavalcades de riffs vous prennent là où ça fait du bien. Une très bonne entrée en matière. La suite de l'album ne dépareille pas. C'est tout simplement de l'extase pour les écoutilles ! Du bon speed comme on en fait plus que rarement, loin de ces associations parfois douteuses. Non, ils sont plutôt puristes et respectent le genre. Ajoutez-y une rythmique sans relache et vous avez la recette du bonheur.
Ce Stargazer s'avère être une très bonne surprise. Il faut remonter aux deux premiers Keeper pour retrouver quelque chose de comparable. Les lignes de chant sont dans le mille. Les guitaristes qui s'en donnent à coeur joie, alternant cavalcades, duels à 200 notes par minute ou bien tout simplement par leurs harmonies, pour notre plus grand plaisir. La paire - ou trio - de la Vierge de Fer vient souvent à l'esprit lors de ces démonstrations sur les manches de guitares. Mais, outre la technique sans faille des musiciens, il faut aussi saluer leur talent pour écrire des titres intéressants et très accrocheurs avec des mélodies imparables, de celles que l'on se surprend à entonner dès la deuxième ou troisième écoute. Le refrain de "Falling" ou bien celui de "Journey To The Soul" qui rappelle Iron Maiden par sa très grande qualité, pour n'en citer que deux.
S'écartant de la faille à faire du speed pour le seul besoin d'en faire, ils savent alterner diverses mélodies qui ajoutent une certaine dimension aux titres. On pensera à "Falling" ou bien encore "Holy Killers" avec son rythme sans relache. On peut y entendre certaines ressemblances avec des classiques Helloween tels que "Eagle Fly Free" ou "Victim Of Fate." Ils ajoutent une note de metal plus classique pour faire du morceau titre quelque chose d'épique. "Edge Of The World" est une bombe de speed qui nous rappelle combien ce genre de morceaux peut nous manquer. Même la ballade acoustique "Shine", bonus de la version européenne est sublime. Seul bémol, "Symphony Of Death" avec son titre un peu blasé et ses arrangements avec orchestre qui ne cachent pas la linéarité singulière - et atypique - du morceau.


Cet album, il faut être réaliste, ne vendra pas le dixième du prochain Helloween. Oui, la vie est injuste. Car, de ma mémoire, il faut bien remonter aux deux premiers volets du Keeper Of The Seven Keys pour ressentir les mêmes jubilations sonores que fournissent ce Stargazer. Hautement recommandé en cette fin d'année, afin de la terminer en beauté métallique.


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