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CHRONIQUE PAR ...

7
Count D
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 13/20

LINE UP

-Nekrof Agas
(guitare)

-Venomous
(chant+basse)

-Stabmeldys
(batterie)

TRACKLIST

1)As Jusu Prakeikimas
2)Suteikim Jiems Kancia
3)Ju Septynetas
4)Omega Et Alpha
5)Kol Viskas Niekur
6)Karo Ugnys / I Dausas

DISCOGRAPHIE

Prakeikimas (2005)

Dissimulation - Prakeikimas
(2005) - black metal thrash metal - Label : Ledo Takas



Après une super intro type BO, style L’Empire Contre-Attaque, on découvre vite quel est le credo de ce trio lituanien, nationalité assez rare sur la scène extrême: un black plutôt thrash et tout ce qu’il y a de plus carré, joué dans les veines de nos seigneurs Venom ou encore Destruction. Prakeikimas n’est pas un album des plus intéressants, mais il a tout de même le mérite de représenter une image assez fidèle de ce mélange inspiré des années 80’ et d’une rigueur toute moderne. Plutôt maître dans les riffs barrés totalement headbanging et assez étranger aux blasts, Dissimulation développe une musique très dynamique, qui ne laisse pas longtemps pour se reposer.

Moins « true » et lourd que son dernier Maras, Prakeikimas est un travail essentiellement basé sur des rythmiques, coupures en tout genre, petites accélérations et une ambiance assez proche finalement du Volcano de Satyricon. Pas une révolution donc, surtout que l’on peut avoir du mal à discerner un fil directeur à chaque titre. C’est la faiblesse de cet album, qui apporte à la longue un schéma linéaire de composition. Et c’est en cela aussi que cet album est plus thrash que black metal: il lui manque un souffle d’atmosphère noire, plus personnel. "Omega Et Alpha" va dans ce sens, plus proche de Kreator, le chant moitié hurlé; la moitié extrême de Venomous aidant. Les plans de guitare et la rythmique saccadée se font un peu répétitifs et tout cela manque cruellement de solo. Il n’en faudrait pas beaucoup plus pour donner un relief supplémentaire aux compositions. "Kol Viskas Niekur" va exactement dans le même sens que le titre précédent, c’est-à-dire une grande succession de riffs, tous plus carrés les uns que les autres. Cela manque cruellement d’une ambiance. Les passages plus rapides sont forts appréciables et bien exécutés, ciselés au rasoir. On ressent alors une envie soudaine de réécouter le Damned In Black d’Immortal. Cela veut bien dire que quelque chose nous y fait penser.

Dans tout cela, il y a de bonnes choses. "Karo Ugnys / I Dausas" (oui, tout est chanté en lituanien, donc pas la moindre chance de choper ici ou là un mot pour comprendre de quoi il est traité) est un bon titre qui clôt agilement l’album avec un touche plus black/dark metal, donc plus teinté d’une atmosphère noire, l’accent païen en plus. De longues parties sont sans vocaux, conférant à la musique une dimension plus tragique. C’est d’ailleurs sur cette mélodie cyclique que se termine Prakeikimas. Quelque chose me dit qu’ils auraient pu creuser d’avantage cette voie, un peu comme le fait en plus heavy la partie metal du premier titre après cette intro orchestrale reprise de William T. Stromberg dans son documentaire The Atomic Bomb Movie. Très appréciable aussi, le vénéneux "Suteikim Jiems Kancia" se présente comme une bombe à retardement vu l’efficacité de l’intro et des breaks, inspiré par un Kreator changé en black métalleux.

Le chant de Venomous sur ce titre comme sur les autres ne se veut pas imposant, mais plutôt comme un accompagnement nécessaire à la hargne globale dégagée. Rien de désagréable, donc. De plus, la production Phoenix Studio parvient à soulever l’ensemble dans une sphère de qualité qui ne peut que servir Dissimulation. Bref, si cette production n’est pas une merveille d’originalité, le metal lituanien est rare et celui-ci n’est pas à regretter…




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