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CHRONIQUE PAR ...

101
Dommedag
Cette chronique a été mise en ligne le 01 décembre 2012
Sa note : 12/20

LINE UP

-Ferry Damen
(chant + guitare)

-Marc Van Stiphout
(basse)

-Marco Stubbe
(batterie)


TRACKLIST

1) Intro
2) Nekrophilian Mass
3) The Mourned And The Macabre
4) Debauchery In Putrefaction
5) Anointment By Sin
6) Fleisch
7) Impure Desecration
8) Psuchagogia
9) Nekrosophia
10) Evangelivm Nekromantia

DISCOGRAPHIE


AntropomorphiA - Evangelivm Nekromantia
(2012) - death metal - Label : Metal Blade Records



AntropomorphiA s’est formé en 1989, au Pays-Bas. La formation s’appelait à l’origine Dethroned Empire, et n’enregistra sous ce nom que quelques répétitions sous forme de démos, avec une musique proche d’Hellhamer ou Bathory. Entre 1990 et 1993, le style s’est orienté vers le death metal. Finalement, ils sortirent un EP en 1993, Necromantic Love Songs, puis l’album Pure cinq ans plus tard. Suite à cela, le groupe sera mis en pause jusqu’en  2009. Pour finalement arriver en 2012 avec ce second album.

Ah que c’est ennuyeux la chronologie. Bref, cette reformation était-elle en mesure de fournir quelque chose d’intéressant ? Eh bien oui, en partie. Pour la surprise, comme d’habitude, on ira plutôt repasser les chemises de papa : c'est du death metal dans la tradition des pays européens en dehors de la Suède, qui reprend le son croustillant des Suédois et le mélange à l’occultisme américain typique de New-York, avec une légère touche californienne dans l’utilisation modérée de blasts. Calé comme du papier à musique, cet Evangelium Nekromentia n’est que la déclinaison sur 8 titres de cette recette. La bonne vieille alternance entre plans occultes qui pourraient presque faire penser à Incantation ("Debauchery In Putrefaction" et sa lead evil sur passage plombé,  "Impure Desecration", avec le titre assez proche de ceux de la formation de McEntee), les passages plus frontaux avec un semblant de blasts ("Anointment By Sin", référence à "Anoint The Chosen" ?) en passant bien sûr par le sempiternel skank beat des thrasheurs (sur "Fleisch" par exemple avant de revenir à un pilonnage plus bête), abrasif à souhait pour les accélérations et autres cavalcades. Par ci par là, on pourra même grappiller un refrain efficace, comme sur "Anointment By Sin" avec le tapis de grosse caisse qui crépite.
On retrouve aussi un peu d’Asphyx à l’occasion ("Impure Desecration" au hasard et son côté « on a peur de trop accélérer »). Evidemment, avec l’originalité zéro vient le problème habituel : ce disque mérite-t-il qu’on lui accorde un peu de temps ? Certains titres sont bien solides, et les riffs tabassent bien comme il faut par moment, avec un manque de vrai passage qui tue cependant. Mais des morceaux comme "Psuchagogia" souffrent d’une trop grande répétitivité ou de passages inutiles (comme le passage avec la basse en solo et les grésillements de guitare en arrière, dans ce même "Psuchagogia"), voire d’un manque d’accroche ("Nekrosophia", presque un pétard mouillé où le groupe aurait utilisé ce qu’il lui restait de riffs). Rien de bien fou dans tout ça, et à moins d’être vraiment en manque de sa dose de death un peu evil, pas vraiment la peine de s’y intéresser. L’outro est par contre plutôt inhabituelle pour le genre : des arpèges assez bien alignés qui donnent vraiment l’impression que la pluie tombe (avec le sample par-dessus, certes). Un petit côté sombre revient par moments, sous-jacent pour rester dans le ton général de l’album. Mais, une fois de plus, pas de quoi réellement faire tout un foin autour de cette sortie.


Bref, un disque de plus à noyer dans la masse des seconds couteaux. Bien que restant correcte, cette galette ne mérite pas vraiment l’attention.  Préférez-lui le dernier Incantation qui a carrément plus de mordant.


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