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CHRONIQUE PAR ...

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Winter
Cette chronique a été mise en ligne le 16 novembre 2012
Sa note : 13/20

LINE UP

-Nolan Lewis
(chant+guitare)

-Rohit Chaturvedi
(guitare)

-Jayawant Tewari
(basse)

-Ryan Colaco
(batterie)

TRACKLIST

1) The Mask of Anubis
2) The Coils of Apollyon
3) Serpent Mage
4) Nexus Legion
5) Eternal Crimson Spires
6) Spellcraft
7) Starfall
8) Vision of Dis
9) The Isle of Voices

DISCOGRAPHIE


Kryptos - The Coils of Apollyon



Année 2254 : « Il y a quelques mois nous vous informions qu’un mystérieux CD avait été trouvé au milieu des ruines du fameux Temple des Eternels. Sur celui-ci, seule une inscription, The Coils of Apollyon, semblait avoir été épargnée par le temps. Les experts ont enfin rendu leur verdict et ils sont formels : la musique contenue dans ce CD est de l’authentique power/speed-metal du milieu des années 80. Tout concorde : le style percutant, les nombreux chorus et soli de guitares rappelant le groupe de musique ancienne appelé Iron Maiden. Un des spécialistes  avait émis un doute, mais il a dû se rendre à l’évidence : la production faiblarde ne peut dater que de cette époque-là. »  Comme quoi même les experts se trompent…

Chose peu habituelle, Kryptos est originaire de Bangalore en Inde, mais la musique jouée par ce quatuor n’intègre absolument aucune influence orientale, mais alors aucune ! Non, Kryptos joue du bon vieux metal occidental et l’objectif du groupe paraît être de perpétuer le glorieux power metal musclé mais extrêmement mélodique qui a commencé son histoire il y a vingt-cinq ans environ, tout en rendant également un hommage appuyé à l’utilisation des guitares version Maiden. Pas de ballades, pas d’instrumentaux barrés, à peine une petite outro acoustique de rien du tout : les artistes vont droit au but. The Coils of Apollyon est un album compact, carré, où les guitares, malheureusement desservies par une production cheap qui ne met pas convenablement en valeur le travail fourni, multiplient riffs et soli pendant pas loin de trois quart d’heure. Nolan, le frontman dont le chant à situer entre ceux de Paul Di’Anno et Schmier, se charge de donner une touche agressive et « evil » (mais pas trop quand même) à l’ensemble.
Sur les huit véritables titres que comporte l’album, il est difficile de recommander un morceau plutôt qu’un autre, vu le niveau très homogène des compositions, mais en regardant les morceaux à la loupe, on pourra dire que la chanson la plus équilibrée dans sa structure (peut-être aussi la plus réussie) est "Nexus Legion" où les grognements de Nolan sont au maximum de leur efficacité. Cec dit, les deux premières chansons et leur rythme enlevé, "The Mask of Anubis" et "The Coils of Appolyon", sont suffisament vives et efficaces pour plaire aux amateurs de heavy/speed exigeants.  Tout aussi percutant, le très bon "Vision of Dis" donne dans un registre un peu plus épique et c’est certainement au milieu de l’album que le groupe éprouve un petit coup de mou avec "Eternal Crimson Spires" un peu roboratif et le thrashy "Spellcraft", dont l’austérité mélodique jure un peu avec le reste de l’album. Au final, ce dernier s’avère tout de même d’un  très bon niveau, même si, outre la production pâlichonne évoquée précédemment, on regrettera juste que Kryptos n’ait pas essayé d'aérer un peu plus l'album.


The Coils of Appolyon se situe dans le haut de tableau des oeuvres dispensables : il permettra à tout amateur de heavy speed testostéroné pas trop regardant sur la production de savourer de bons riffs tranchants et des mélodies qui rappelleront aux plus nostalgiques d’entre nous le couple magique Adrian Smith / Dave Murray (vite un mouchoir...).  Même si la voix agressive du chanteur n’est pas la plus courante dans ce genre musical, les gars de Kryptos ne sont pas sortis des sentiers battus et paraissent s’être contentés de jouer ce qu’ils savent (très bien) jouer, sans essayer d’aller plus loin. On peut considérer ça au choix comme un manque d’ambition ou de l’intégrité, mais dans tous les cas, le groupe peut éprouver la satisfaction qu’apporte le travail bien fait, ce n’est déjà pas mal.


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