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CHRONIQUE PAR ...

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Malice
Cette chronique a été mise en ligne le 21 octobre 2012
Sa note : 9/20

LINE UP

-Fransesco Cavalieri
(chant)

-Claudio Falconcini
(guitare)

-Federico Meranda
(claviers)

-Alessio Consani
(basse)

-Dan Visconti
(batterie)

TRACKLIST

1) (Awakening)
2) The Endless Prophecy
3) (The Tournament)
4) Siderion
5) (The Grand March)
6) Son of a Thousand Nights
7) The Fourth Vanguard
8) (Dark Horizons)
9) Majesty
10) (The Havoc)
11) Oath to Betray
12) Led by Light
13) (Sacred Fount)
14) Moontear Sanctuary
15) (Vererath)
16) Close to the End

DISCOGRAPHIE


Wind Rose - Shadows Over Lothadruin
(2012) - metal symphonique aux relents celtes et prog' - Label : Bakerteam Records



L'ennui est une chose étrange, un privilège dont seuls les plus chanceux peuvent bénéficier et pourtant ils s'en plaignent... en même temps, j'avoue les comprendre. Certes, l'ennui qui me pousse à imaginer puis à produire quelque chose de créatif a quelque chose de salutaire. Mais quelqu'un peut-il bien m'expliquer à quoi me sert cet ennui moribond que j'éprouve lorsque j'écoute (par exemple) le nouvel album de Wind Rose ? Parce que j'aimerai bien comprendre...

Mettez ensemble 5 musiciens à l'air méchant et qui savent jouer sans se tromper, un producteur qui fait son travail puis une maison de disques qui sait promouvoir le groupe ; en temps normal, le résultat devrait être plutôt intéressant. Malheureusement, ce n'est pas le cas de Shadows Over Lothadruin, concept album aussi peu inspiré qu'inspirant (la musique ne donne pas envie de suivre l'histoire...). C'est étrange, car les compositions sont loin d'être simplistes : elles sont juste insipides, malgré une orchestration intéressante (cloches tubulaires, cymbales, cuivres et instruments celtiques) et une bonne production. Qu'est-ce qui a pu bien foirer, alors ?
Rien n'a foiré, et c'est bien ça le problème : cet album ne contient aucun élément perturbateur qui pourrait sauver l'auditeur du coma auditif. Rien ne dépasse, que ce soit au niveau des lignes mélodiques ou au niveau des compositions. L'album n'en est pas moins désagréable, il est juste lisside (j'espère que vous appréciez le néologisme) au possible. Certes, le refrain de "Led by Light" ainsi que quelques instants présents sur "Close to the End" se détachent vaguement du reste, mais ils ne permettent pas de sauver l'impression globale de perdre son temps en écoutant cet album.
Il y a sans doute d'autres moments sympathiques sur Shadows Over Lothadruin, mais - c'est là que l'album fait fort, très fort - ils se retrouvent noyés au milieu de la banalité lyrique dont Wind Rose se fait le messager ! Dans ces conditions, on s'accroche comme on peut aux rares instants créatifs de l'album, instants qui seront oubliés dès le lendemain car quand même, il y a de bien meilleurs albums à découvrir (et retenir) ce mois-ci. Quelle histoire tragique... presque aussi tragique que celle qui est narrée à travers les 16 pistes de l'album, d'ailleurs.


Vous voulez un conseil ? N'achetez pas Shadows Over Lothadruin. Ne le téléchargez pas non plus, ce serait une perte de temps. Par contre, si vous êtes quand même curieux, vous pouvez écouter "Majesty". Cette track centrale est ce que Wind Rose a fait de mieux dans tout l'album. Certes, ce n'est pas fameux mais on sent que les pauvres hères ont fait de leur mieux. Espérons juste qu'ils sauront apprendre de leurs erreurs et exploiter leur talent pour faire un deuxième album plus intéressant.


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