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CHRONIQUE PAR ...

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Dommedag
Cette chronique a été mise en ligne le 19 octobre 2012
Sa note : 12/20

LINE UP

-Johnny Hedlund
(basse + chant)

-Fredrik Lindgren
(guitare)

-Tomas Olsson
(guitare)

-Anders Schultz
(batterie)



TRACKLIST

1) Where No Life Dwells
2) Dead Forever
3) Before The Creation Of Time
4) For They Shall Be Slain
5) If They Had Eyes
6) The Dark One
7) Into Glory Ride
8) ...And The Laughter Has Died
9) Unleashed
10) Violent Ecstasy
11) Where Life Ends 

DISCOGRAPHIE


Unleashed - Where No Life Dwells
(1991) - death metal - Label : Century Media



« Tu-tututu-tututu- tu-tututu-tututu », ouais, comme ça ce n’est pas forcément explicite, mais dites-vous que derrière cet ensemble se cache le début d’un disque que des hordes de gros chevelus à vestes en jean  patchées vénèrent en tant que disque culte. En effet, c’est du premier méfait d’Unleashed qu’il s’agit.

Unleashed est né du split du groupe Nihilist (comme Entombed et Dismember), formé par Johnny Hedlund, en charge de la basse et du chant dans le groupe qui nous intéresse aujourd’hui). En 1991 le death suédois n’en était qu’à ses balbutiements, se résumant à quelques démos sorties par des adolescents en mal de sensations fortes et un album que la légende a choisi de garder en mémoire… un certain Left Hand Path si ma mémoire ne me trompe. Carnage et son Dark Recollections pourra être aussi évoqué, puisqu’ayant engendré après son split le groupe qui sortira la même année un méfait injustement peu reconnu : Like An Everflowing Stream. Et c’est bien de death suédois qu’il est question avec Where No Life Dwells.
Après la petite intro trompeuse, arrive une platée de titres tous plus efficaces les uns que les autres. En revanche, prévenons tout de suite ceux qui espèrent la bave aux lèvres avoir leur dose de blast-beats qu’ils seront déçus : en effet, dans le death suédois, Grave mis à part, les patterns de batteries sont bien plus orientés sur le skank beat cher aux thrasheurs. Normal, étant donné que le genre inclut plus d’éléments punk que son homologue américain. Des morceaux très thrash donc, qui visent l’efficacité avant tout, avec une durée moyenne de 3 minutes. Contrairement à certains albums qui viendront après, la monotonie n’a pas le temps de s’installer grâce, avant tout, à une inspiration et un sens du riff abrasif déjà bien présent (l’accélération dans "The Dark One" en clouera plus d’un par terre). La recette du groupe aurait presque l’air déjà bien rodée. Les titres ont une construction simple, le mot d’ordre étant encore une fois l’efficacité, et font déjà montre lors de certains refrains de ce côté tubesque qui sera une ligne directrice de la musique du quartet ("Before The Creation Of Time").
Un petit côté épique vient parfois s’insinuer dans la musique ("Into Glory Ride"), préfigurant déjà la thématique viking qui viendra alimenter les textes du groupe à partir d’Across The Open Sea. Arrivé à ce point, et au vu du reste de cet écrit, la pensée que cet album est excellent pourrait germer. Un grand non se doit d’être dit. Ce premier essai est loin d’être génial, et manque parfois de passages mémorables, et en aligne parfois des dispensables (le passage doomisant au milieu de "The Laughter Has Died"). C’est donc un groupe manquant de maturité avec une tendance trop prononcée à foncer la tête baissée (les 2/3 du disque sont composés de patterns thrash) et ne pas savoir ralentir efficacement qui enfante ce premier opus.


Where No Life Dwells est une mandale rapide, d’un jeune groupe plein de fougue. C’est ainsi qu’il doit être envisagé : un exutoire vif qui défoule efficacement. C’est comme ce bon pote dans les fêtes : il est sympa, il picole avec vous, mais s’il vous colle trop, il pourra vite devenir encombrant. Evitez donc les écoutes trop rapprochées, mais gardez-le tout de même en vue, ne serait-ce que pour son action immédiate.


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