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CHRONIQUE PAR ...

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Merci foule fête
Cette chronique a été mise en ligne le 11 octobre 2012
Sa note : 9/20

LINE UP

-Titta Tani
(chant)

-Onofrio Falanga
(guitare+chant)

-Alessandro Cossu
(guitare)

-Gilles Boscolo
(claviers+saxophone)

-Gianpaolo Falanga
(basse)

-Davide Buso
(batterie)

A participé à l'enregistrement :

-Igor Madeyski
(guitare sur "La Danzatrice Scalza")

TRACKLIST

1) Eve
2) Magnification Of A Daydream
3) Shipwrecked Affair
4) Fractural
5) Spider's Nest
6) Renaissance
7) The Starving Litany
8) Confessions Of Reimman
9) La Danzatrice Scalza
10) The Defiant Boundary
11) Labyrinthique

DISCOGRAPHIE

Deconstructive (2009)
Inheritance (2012)

Ashent - Inheritance
(2012) - metal prog - Label : Lion Music



Troisième album pour Ashent, toujours sur le label finlandais Lion Music et toujours dans la même veine d'un metal progressif - légèrement - décalé. Sur ses deux précédents enregistrements, les Italiens jouaient avec nos nerfs : leur volonté louable de se démarquer des maîtres du genre - Dream Theater, Fates Warning - se heurtait à un manque d'inspiration patent, frustrant l'auditeur qui percevait néanmoins un vrai potentiel malgré les promesses non tenues. Une remise en question était nécessaire et disons-le tout de suite, celle-ci a eu lieu. Reste à déterminer si elle a débouché sur une quelconque amélioration.

D'emblée, il faut porter au crédit de la section transalpine une absence d'atermoiement à l'heure de prendre les décisions importantes : le remaniement n'est pas un vain mot chez les frères Falanga - Onofrio à la guitare et Gianpaolo à la basse - puisque ce n'est pas moins de la moitié du collectif qui est passée à la trappe depuis Deconstructive, l'opus précédent ! Les postes de second guitariste, claviériste et chanteur ont donc été renouvelés. Et l'impact sur Inheritance est immédiat : les growls maladroits qui doublaient la voix claire ont disparu et les claviers se sont fait une place au soleil. Même si les guitares restent bien présentes et parfois mordantes, le son s'est incontestablement adouci. Dès le premier titre, les intentions sont claires : instiller onirisme et mélancolie en poussant les synthés à lutter avec les guitares, quitte à « frotter » un peu. Le problème est que ce petit jeu déstabilise l'ensemble de la réalisation.
Sont-ce les changements de line-up qui ont fragilisé la cohésion du sextet ? Bien que les longues plages déclenchées par le claviériste offrent l'illusion d'une ambiance propice à l'évasion, ses compères gratteux ne semblent pas en faire grand cas, trop occupés à enquiller les plans techniques mal à propos qui tombent comme un cheveu sur la soupe. De son côté le batteur trouve manifestement toujours aussi rigolo de truffer les pistes de ses roulements intempestifs. Dans ces conditions, le nouveau chanteur – pour qui chaque morceau sonne comme un bizutage en règle tant le manque de solidarité de ses collègues est flagrant - a bien du mérite à placer ses vocalises, les stocks d'aspirine ont dû morfler. En résulte une écoute peu agréable de compositions qui n'en sont pas vraiment, celles-ci souffrant en outre d'une absence totale de surprise dans leur construction - triste paradoxe pour une formation revendiquant l'originalité.


Sur Inheritance, l'indulgence envers les membres d'Ashent trouve ses limites, celles que les Vénitiens ne peuvent cette fois plus dissimuler : leurs difficultés récurrentes à proposer de bonnes chansons, tout simplement. On est loin, très loin des Cynic, Pain of Salvation, Devin Townsend et... Queen (!) auxquels le label fait référence dans l'article promotionnel. Loin de « progresser », le groupe patine, se plante et pire, se délite. Plutôt que rejoindre la cohorte de projets metal-prog sans intérêt axées sur la démonstration, ses instigateurs auraient tout intérêt à coordonner leurs efforts afin de concrétiser, enfin, leur ambition de sortir du lot.


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