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CHRONIQUE PAR ...

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Dommedag
Cette chronique a été mise en ligne le 05 octobre 2012
Sa note : 13/20

LINE UP

-Johnny Hedlund
(basse + chant)

-Tomas Olsson
(guitare)

-Fredrik Folkare
(guitare)

-Anders Schulz
(batterie)


TRACKLIST

1) Fibulwinter
2) Odalheim
3) White Christ
4)
The Hour Of Defeat
5) Gathering The Battalions
6) Vinland
7) Rise Of The Maya Warriors
8) By Celtic And British Shores 
9) The Soil Of Our Fathers
10)
Germania
11) The Great Battle Of Odalheim

DISCOGRAPHIE


Unleashed - Odalheim
(2012) - death metal de papys - Label : Nuclear Blast



Fidèles à leurs bonnes habitudes, les petits gars d’Unleashed reviennent deux ans après un As Yggdrasil Trembles qui… ne changeait absolument rien à la formule habituelle que le combo utilise depuis Hell's Unleashed. Ce nouvel album est censé narrer la fin de la mythologie nordique, et, puisque je suis rigoureux, on va commencer par un petit cours sur ladite mythologie afin de bien cerner le concept de l'album.

Le précédent opus traitait de la fin du monde à la chute de l’Arbre-Monde, Yggdrasil, pendant le Ragnarok, avec à la clé trois hivers sans soleil, la fin de toute terre habitable et la mort de Thor notamment. A la suite de ces évènements, le monde connaît un renouveau : la terre émerge de la mer, les récoltes vont pousser sans avoir été semées (et pourtant c’est assez compliqué en soi, mais vous pouvez essayer) et les dieux Hödr et Baldr reviennent vivre à Asgard. C’en est fini de ce petit cours, rangez vos affaires, le devoir est la semaine prochaine. Dès la première écoute, la nouveauté principale dans la musique du groupe saute au yeux : IL N’Y A PAS DE NOUVEAUTE. Unleashed reste Unleashed et balance toujours son gros death suédois qui tâche, non mais. Cependant, depuis Hell’s Unleashed et le commencement par Fredrik Folkare d’une quête de plus de finesse,  la recette du groupe a gagné en mélodie. Ce nouvel élément est d’ailleurs une franche réussite, puisqu’il aère considérablement des disques qui pâtissaient parfois de leur tendance monolithique (adjectif à remplacer par chiante pour Victory).
De mélodie et d’aérations en tout genre, cet Odalheim (on y vient enfin) n’en manque pas, tels que ces nombreux passages acoustiques dispensés en intro ("The Hour Of Defeat"), en guise d’outro ou même en plein milieu des titres. Les riffs tendent, dans l’ensemble, très fort eux aussi vers la constante mélodique (et à ce titre, les exemples sont trop nombreux pour en dégager un seul), mais savent aussi se faire mordants à souhait lorsque cela est nécessaire ("Vinland"). Un des point forts d’Unleashed se trouve aussi dans sa capacité à inclure des refrains épiques et guerriers dans sa musique ("Death Metal Victory" reviendra à la mémoire des nostalgiques). Dans Odalheim, cet aspect se présente assez peu finalement, le temps d’un "Odalheim" ou d’un "Germania". Pour en terminer avec les composantes de la musique, notons l’apparition récurrente de solos relativement rapides, mais ayant pour but de renforcer encore l’orgie mélodique déjà formée par le reste ("Gathering The Battalions").
Seulement, le plus énorme défaut d’Unleashed, déjà cité plus haut, c’est de ne pas varier d’un chouïa sa formule, album après album. Le colosse est donc toujours prévisible dans sa frappe, et cette galette n’y échappe pas. Le seul remède est donc d’enfiler les tubes dans la tracklist comme les perles sur un collier. Et, dans cette optique, Odalheim se débrouille relativement bien, même si la durée de l’album le contraint à lasser passés les 6 premiers titres, avec un trio "Rise" / "By Celtic" / "The Soil" en demi-teinte, gâché par des passages en mid-tempo ennuyeux bien qu’ayant tout de même au moins un passage intéressant en leur sein. L’intensité constante, de façon heureuse, est enfin retrouvée sur les derniers titres, qui concluent de belle façon l’album. A noter aussi une production moderne qui parvient à ne pas faire sonner la batterie comme du plastique, même si la basse ne se distingue qu’à peu d’occasions, lorsque les guitares sont aigües ("Odalheim") ou en intro, de façon sautillante ("White Christ").

Bref, Unleashed largue encore un solide obus, restant fidèle à son style. Et c’est là le principal grief à formuler, le manque total de surprise ou de nouveauté. Cela couplé à quelques titres moins intenses et ce sera tout pour les défauts, car une formule aussi rodée que celle de ces vétérans semble ne pas pouvoir faillir dans son œuvre.


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