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CHRONIQUE PAR ...

99
Droom
Cette chronique a été mise en ligne le 23 septembre 2012
Sa note : 14/20

LINE UP

-Nickel
(basse)

-Carter Kennedy
(batterie)

-Mark Thomas Baker
(guitare)

-Theo Mindell
(chant+percussions)

TRACKLIST

1) Heretic
2) Falling Away
3) Saviours of the Blind
4) He Who Walks Alone

DISCOGRAPHIE


Orchid - Heretic
(2012) - heavy metal doom metal hard rock black sabbathien - Label : Nuclear Blast



Il y a bien longtemps déjà, Saint Vitus nous avait fait le coup de la pochette rose. Aujourd'hui, c'est à Orchid de s'essayer aux couleurs pop. Heretic sera orné d'un bel artwork jaune psyché. Si ce n'était la présence d'une brune ténébreuse un crâne dans les mains, on aurait pu se méprendre sur la teneur du produit. Au contraire, avec une telle enveloppe, on devine immédiatement le genre pratiqué : doom traditionnel aux relents Sabbathien exacerbés. Et bingo, Heretic n'est ni plus ni moins qu'un hommage au passé.

Orchid est une braise ardente, trace du feu d'un proto-doom logiquement éteint. Les Americains sont nostalgiques et le font ici savoir. Tout au long de cet EP -on ne saurait prétendre à plus en 26 minutes-, les amplis chauffent, plein la gueule qu'ils sont de riffs massifs et répétitifs. Les influences sont classiques (Black Sabbath, Saint Vitus, Pentagram et consorts), les morceaux le sont tout autant. Les lead groovy au possible ressortent et trouvent appuis sur une section rythmique s'executant à merveille de sa tâche. Le chant, sans singer le Madman d'antant, ce qui est une bonne chose, égrène des mélodies vocales prévisibles au possible mais pourtant si plaisantes. Tout ici nous ramène à la splendeur passée d'un Volume 4 ou d'un Born Too Late. Il y à pire comme références, c'est certain. 
Délaissant l'aspect enfumé cultivé avec jouissance par Electric Wizard, quatre compositions constituent cet EP : deux hits, une simili-ballade et un morceau tiré du précédent album, Capricorn, sorti l'an passé. Le tout dans une veine résolument heavy. Autant dire qu'une fois encore, cet EP souffre de son format : il est trop court. En bonne sucrerie, Heretic donne envie d'en savoir plus. Comment, en effet, ne pas quémander une nouvelle fois un riff tel que celui du morceau éponyme ? Comment se lasser de ces soli mille fois entendus et pourtant si à propos ? Comment, enfin, nier qu'Orchid possède toutes les cartes en main pour se bâtir un nom au sein d'un revival seventies tout récent ? Non, franchement, messieurs, il nous en faut plus. Votre travail est classique et classieux. 


Heretic est sans surprise : classique, connu, passéiste. Au premier regard, vous saviez déjà tout. Pourtant, Heretic est aussi addictif que le sont les albums cultes du genre. Si Black Sabbath s'embourbe dans un final absurde et rocambolesque, les jeunes loups semble avoir appris leur leçon et sont visiblement prêt à en découdre. Évidemment, l'impact ne sera jamais comparable puisque rien n'est inventé ici. Seulement, une qualité d'écriture constante et une maîtrise de la complexe science du riff aidant, Orchid se dévoile être une référence à suivre, classique mais efficace. 


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