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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 09 septembre 2012
Sa note : 12/20

LINE UP

-Kevin Sharp
(chant)

-Bill Kelliher
(guitare)

-Mike Brennan
(guitare)

-Dave Whitworth
(basse+chant)

-Shayne Huff
(batterie)

TRACKLIST

1) Draw Back a Stump
2) Global Division
3) Hellbound
4) Silence of Violence
5) Drinking and Driving
6) March of the Curmudgeon
7) Waste of Youth
8) Pride
9) Get the Fuck Off my Lawn
10) Reform? 

DISCOGRAPHIE


Primate - Draw Back a Stump
(2012) - rock grindcore - Label : Relapse Records



Primate, est dans l'écurie Relapse, Primate vient d'Atlanta, Primate fait du grind. Jusque rien là que du très normal. En se penchant un peu plus sur la composition du groupe, on découvre en fait qu'il s'agit de la congrégation de personnalités pas forcément issues du milieu. Pourquoi pas hein ? On se souvient de Grymt qui comptait en son seing des membres de Houston Swing Engine et Aqme. La diversité des horizons peut ne pas faire de mal à un genre qui a un mal absolu à se sortir du ghetto duquel il se refuse à sortir pour sa survie (et il a certainement raison). Mais il ne s'agit absolument pas  de grind  jusqu'au-boutiste, car l'influence se veut très clairement « 'n roll ».

Tout d'abord, il me faut faire un petit aparté. Avant de farfouiller dans le passé du groupe afin d'en savoir plus sur ses membres, je m'étais fait la réflexion que ça ressemblait à du Brutal Truth mâtiné de Motörhead texan. Et un peu de Blockheads aussi, mais ça, impossible de le rattacher à un groupe manifestement américain. Bingo ! Non seulement ils viennent d'Atlanta, mais en plus Kevin Sharp (Brutal Truth) officie en tant que chanteur, pas étonnant qu'on entende du Brutal Truth. Bref, tout ça pour vous dire que les influences s'entendent. Et en continuant les recherches, on découvre qu'une guitare est tenue par Bill Kelliher (Mastodon) et du coup, retrospectivement, c'est vrai que cette "March of the Curmudgeon" sonne un peu comme "Crystal Skull" de Blood Mountain ! Pour le coup, il s'agira de la seule occurrence d'une ressemblance notable sur les petites 20 minutes qui sont présentes sur le cd.
Le reste ? Quelques blasts mais très peu au final et surtout du sang texan et des accents Motörhead pour le groove brutal qui est ici dévoilé, associé à un peu de whisky dans le chant de Kevin Sharp, toujours aussi vindicatif. La musique en elle-même est très correctement jouée, niveau technique qui soutien des compositions qui font la part belle aux soli extrêmement courts typiques du rock sudiste US. La partie rythmique s'en tire avec les honneurs en appuyant efficacement des riffs énergiques, sans faire de fioriture de toute façon hors de propos sur un tel disque. Le résultat est qu'on s'éclate plein la gueule et que clairement, l'endroit le plus approprié pour profiter au maximum de ce disque s'appelle la salle de concert enfumée et dégoulinante de sueur condensée. C'est d'ailleurs la limite de cette musique si énergique et puissante, elle est d'une : répétitive, deux : foncièrement pas géniale. C'est très sympathique sans toutefois dépasser ce stade.


Bref ? Bref, c'est un disque de grind'n roll inspiré et sympathique, mais classique. Et son public n'ira probablement pas bien plus loin que le public traditionnel du genre. Au moins, la réflexion est facile, et vous savez ce qu'il vous reste à faire.


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