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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été mise en ligne le 21 juin 2012
Sa note : 12/20

LINE UP

-Quazarre
(chant+guitare+claviers)

-Armers
(guitare)

-Vraath
(basse)

-Icanraz
(batterie)

TRACKLIST

1) Icaros
2) Legion of Chaos
3) Lilith
4) Fear no Gods!
5) The Scream of the Lambs
6) Spiritual Blackout
7) Vi Veri Vniversum Vivus Vici
8) The Last Farewell
9) Solitude

DISCOGRAPHIE

Simulacra (2012)

Devilish Impressions - Simulacra



Faisant partie de ces groupes jeunes mais remarqués sortis de Pologne sur les dernières années, Devilish Impressions compte bien profiter de cette notoriété rapidement acquise pour surfer dessus et abreuver ses fans en metal extrême en tout genre. Bien sûr, qui dit jeune groupe, Pologne et notoriété rapide, dit immédiatement tintamarre de cloches dans la tête : Attention, groupe potentiellement surévalué ! Mais les éternels sont au-dessus de tout çà, l'objectivité est ici cultivée, avec toutes les approximations qui lui sont inhérentes.

On commence donc comme du pur Dark Tranquillity, avec un son plus black et un chant à l'avenant. On enchaîne sur un 2e titre qui fait penser lui à du Samaël période Passage pour son utilisation martiale des guitares et des claviers plus robotiques. Ce qui fait dire que le chant black fait penser un peu à celui de Vorph. Le 3e titre débute comme du Death avant d'enchaîner sur une longue plage de transition qui n'aurait pas dépareillée sur un album de Cradle of Filth, mais mâtinée de chant clair. Bon, 3 chansons et déjà 4 genres clairement marqués et différents, ça ne ferait pas un peu beaucoup ? On tape là dans le mille de cet album qui part un peu dans tous les sens de l'extrême, car il ne faut pas oublier les inévitables références à Dimmu Borgir dans les passages les plus black rempli de claviers. C'est beaucoup et c'est malheureusement trop pour assurer une cohérence minimale nécessaire à la bonne appréciation d'une musique dont la base n'est pas la folie démesurée mais quand même le metal extrême de facture classique.
Or on se retrouve avec un patchwork de genres sur chaque chanson. S'il fallait relever un genre dominant, ce serait plus du black/death, mais encore une fois, vu la diversité des compositions, ce n'est pas vraiment représentatif. Néanmoins on reste globalement dans un style extrême entre black et death. Quoiqu'il en soit, c'est bien gentil de casser du pain sur trop de diversité (comme quoi, ça arrive aussi), mais les chansons ? Prises séparément, elles sont très correctes. Pas forcément géniales, on ne s'attendait pas au génie vu le type d'album, mais très correctes. Correctes cela signifie des compositions maîtrisées avec de bons riffs, bien jouées, avec un brin d'originalité de part l'utilisation assez spéciale des claviers. Cela signifie aussi qu'on ne touche pas de sommet particulier et que l'album s'écoute sans douleur en même temps qu'il ne marque pas. Pour rajouter à la description, il faut préciser que le blast est présent tout en laissant de la place au mid tempo. Et pour parachever les influences entendues : Deranged, The Legion.


Pas la peine de continuer beaucoup plus longtemps pour se dire que voilà un album honnête mais manquant cruellement de liant. A partir dans tous les genres, on ne sait plus vraiment ce qu'on écoute et ce qu'on est censé écouter. On relève également une propension à faire des chansons propres et plutôt bonnes, mais dont aucune ne viendra véritablement écraser la concurrence. Ce qui donne un album moyen, mais bon, mais moyen.


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