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CHRONIQUE PAR ...

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Althor
Cette chronique a été mise en ligne le 10 juin 2012
Sa note : 12.5/20

LINE UP

-Magnus Klavborn
(chant)

-Niclas Engelin
(guitare)

-Marcus Sunneson
(guitare)

-Steve Drennan 
(basse)

-Jimmy Olausson
(batterie)

TRACKLIST

1) Question Your Place
2) Frontline
3) Feel Afraid
4) Numb
5) Cashking
6) One Good Thing
7) Blood of Saints
8) Down to Nothing
9) Drama Queen
10) In Darkness
11) Journeys End

DISCOGRAPHIE


Engel - Blood of Saints
(2012) - melodeath - Label : Season Of Mist



Engel est un quintet suédois de mélodeath moderne né dans le contexte du fameux métal dit de Gothenburg. On y retrouve logiquement de grosses influences d’In Flames (périodes récentes tout de même), Arch Enemy en encore Pain. D’ailleurs, le guitariste Niclas Engelin n’est autre que la dernière recrue de chez In Flames pour pallier au départ de Jesper Strömblad. Blood of Saints est leur troisième coup d’essai, celui de la consécration ?
 
La qualificatif moderne n’est pas là pour la déco, non la musique d’Engel se veut résolument très très moderne. On y trouve beaucoup de synthé, d’électro ainsi que du chant clair sur tous les refrains. Oui, ne vous attendez pas à être surpris avec ce skeud tout est prévisible. On pourrait quasiment qualifier cet album de mélodeath pop tellement la musique y est aseptisée et peu violente. Alors qu’on me comprenne bien, ça n’est pas si péjoratif que ça voudrait le dire. C’est juste que l’association du chant clair quasi systématique sur les refrains avec du synthé bien gentillet ça adouci forcément. Le chant hurlé n’est pas vraiment dans la tradition de Gothenburg, il fait plus référence à ceux qu’on retrouve dans le métalcore. Du coup, ça sonne encore plus moderne. Le mélodeath n’est présent que par les guitares, assurées par deux acolytes à ce poste ; une configuration classique dans le genre notamment pour les leads harmonisés. Cependant, malgré quelques solos bien composés, les guitares ne sont pas les stars ici, c’est surtout le chant la pierre angulaire de cet album. Concrètement au niveau des morceaux, et bien ça patine sévère au début de la galette. Les cinq premiers titres sans être franchement mauvais sont très convenus.
Seul l’opener est un peu plus rentre dedans et donne envie de bouger. Le défaut de toutes ces pistes se retrouvent dans un mauvais équilibrage des éléments métals et modernes. Les structures de bases sont trop classiques et les riffs pas suffisamment mémorables. Ce défaut se corrige heureusement à partir du morceau "One Good Thing". Celui-ci débute par une intro improbable avant d’être relayée par un riff efficace. Le chant est également mieux mené en sortant des clichés basé sur le contraste clair/hurlé. Le titre éponyme de l’album est par contre plombé par un refrain mal agencé, on sent un potentiel d’efficacité mais la sauce ne prend pas notamment à cause des samples. "Down to Nothing" fait vraiment penser à du In Flames, mais difficile de critiquer car c’est diablement efficace ça en fait le titre le plus mélodeath. "Drama Queen" est dans la même veine est fait figure des titre phares sur Blood of Saints. "In Darkness" propose certainement le refrain le plus efficace, le break et le solo sont également de très bonne facture. Le dernier morceau termine l’album honorablement laisse sur une bonne impression. La production quant à elle, est excellente. Ca n’est pas étonnant car elle est assurée par Tue Madsen ; l’homme qui a travaillé entre autre pour Dark Tranquillity. Du coup on a l’impression d’entendre le son des figures de proue du genre et ça, ça ajoute un sacré plus à la musique des Suédois.


Consécration alors ? Non ça ne sera pas suffisant hélas. C’est simple, c’est direct, pas de prise de tête, la musique est accessible mais ne vous attendez pas à halluciner pour le niveau des compos. Ca reste très standard et un peu trop lisse pour impressionner. Un album moyen néanmoins susceptible de plaire fans de mélodeath à tendance ultra moderne.


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