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CHRONIQUE PAR ...

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Bigduff
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 8/20

LINE UP

-Floor Jansen
(chant)

-Bas Maas
(guitare)

-Sander Gommans
(guitare+chant)

-Lando Van Gils
(claviers)

-Luuk Van Gerven
(basse)

-Andre Borgman
(batterie)

TRACKLIST

1)Line Of Thoughts
2)Beneath
3)My Choice
4)Glorifying Means
5)The Evil That Men Do
6)One Day I'll Fly Away

DISCOGRAPHIE


After Forever - Exordium (EP)



Tiens, After Forever est de retour en cette fin d’année 2003 pour se livrer à l’exercice du mini-album. Ah mais pourquoi pas ma foi, si la chose est bien ficelée, et si elle ne tombe pas dans le délit d’abus de portefeuille. Franchement, avant de l’acheter, je nourrissais déjà quelques doutes, et après l’avoir acheté, en passant devant le rayon de Within Temptation (qui essore sans vergogne ses fans avec ses 800 variantes marketing de Mother Earth), j’étais à deux doigts de faire un malaise. Mais j’ai tenu bon jusqu’à mon antre, et c’est le cœur serré que j’ouvrais l’emballage du digibook, d’un bon coup de cutter qui en défigura à jamais la tranche. C’est depuis ce jour d’ailleurs que j’utilise la languette en plastique. A tout EP malheur est bon, finalement…

Mais je vous rassure, vous n’aurez pas à passer chez Julien Courbet après avoir craqué pour ce bel objet bleuté. La démarche ici, contrairement à d’autres, est sincère et vise à proposer un p’tit brin de nouveau matériel aux fans, en attendant quelque chose de plus consistant, ce que le groupe prend bien soin de mentionner au début du livret. Bon c’est pas non plus l’extase, six plages dont deux covers, mais çà suffit amplement, d’autant plus que le CD audio est assorti d’un DVD, baptisé Insights Mais je le répète, c’est du NOUVEAU matériel, pas des rééditions ou des re-mixages, que du neuf ! Cà permet aussi au passage d’introduire le nouveau guitariste, Bas Maas, qui remplace au pied levé Mark Jansen, parti chez Epica (le bougre passe donc de Floor à Simone Simons, il y a pire dans la vie).

Alors qu’en est il de ces six fameuses plages ? Hé bien c’est pas mal du tout, de prime abord. On débute avec un court instrumental de deux minutes à peine, bon petit mélange d’arpèges acoustiques et de claviers bien atmosphériques, fruit du travail de Sander Gommans, qui soit dit au passage reprend les rênes de la composition, même si les autres membres sont bien, bien plus impliqués qu’auparavant. Ils le disent eux même dans le livret d’ailleurs. La transition, bien foutue, nous emmène droit au meilleur morceau du cru, "Beneath", où Floor fait des merveilles dans un registre médium moins théâtral que d’habitude. Est-ce parce qu’elle chante moins haut qu’on l’entend moins, ou qu’elle paraît plus en retrait ? Il doit y avoir de çà, même si la production n’est pas innocente. Le ton se prête bien aux propos tenus de toute façon (la violence urbaine), et l’on finit envoûté quoiqu’il arrive. Le temps d’enchaîner avec une ballade sympathique mais sans plus, "My Choice", et un morceau assez heavy, "Glorifying Means", où le groupe renoue avec les grognements ridicules et la facilité (la plupart du temps), et l’on arrive enfin à la cover de Maiden : "The Evil That Men Do".

En fait, je ne sais pas trop ce que pourrait en penser le die-hard moyen de la vierge de fer, mais de mon point de vue c’est une reprise assez réussie. Honnêtement, çà change des millions de resucées faites par des groupes de troisième zone ! Et grâce à quoi ? Je vous le donne en mille… Floor bien sûr ! Maîtrisant totalement son sujet (même si çà manque un peu de patate), la miss donne une toute autre dimension à ce gros classique, et ma fois, je donnerais cher pour assister à un duo avec Bruce Dickinson. Le groupe, quant à lui, se fend d’une prestation honnête et acceptable, à part peut être le bassiste, trop mou voire inaudible, comme d’habitude. Enfin vous me direz, n’est pas Steve Harris qui veut. Je passe la dernière cover en tout cas, "One Day I’ll Fly Away", de Randy Crawford, qui ne m’évoque rien du tout (une chanson pop sorti dans les années 80, apparemment).


Maintenant qu’on a fait le tour, qu’est ce qu’il en reste de tout çà ? Un morceau sympa, une cover originale… C’est tout ? Ben ouais, j’comptais un peu sur le DVD, mais j’avais tort. Le clip de "My Choice" est … un clip de métal, avec tout ce que çà implique : peu de moyens, beaucoup de kitsch, etc… Le making-of est inintéressant au possible, la vidéo live de "The Evil That Men Do" est trop sombre et le son n’est pas génial. Alors est-ce la grosse arnaque à laquelle je m’attendais au début ? Bah pas tout à fait, les fans y trouveront leur compte, mais les autres… Les autres esquiveront et garderont leurs dollars pour le coffret Slayer. Enfin c’est juste une idée…


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