5164

CHRONIQUE PAR ...

67
Silverbard
Cette chronique a été mise en ligne le 15 avril 2012
Sa note : 9.5/20

LINE UP

-Tristan
(chant)

-Léo
(guitare)

-Erwan
(guitare)

-Charles
(basse)

-Bryan
(batterie)

TRACKLIST

1) Intro
2) Oil Slick
3) Advertising
4) The Maze
5) Dystopian City 
6) Blemishes
7) Rattlesnake Redemption
8) Unconscious
9) The Adler Fall
10) Kingdom of Light

DISCOGRAPHIE

Weaksaw (2012)

Weaksaw - Weaksaw
(2012) - death metal thrash metal technique - Label : Klonosphere



Premier album éponyme pour le quintet montpelliérain de Weaksaw. Le groupe est signé chez Klonosphère, label fleurissant depuis quelques années accueillant de jeunes formations françaises qui ne demandent qu'à se faire connaître. Et nous avons ici affaire à une bande plutôt agile dans le maniement des manches et des baguettes. Technique, c'est en effet l'adjectif qui vient le premier en tête.

Niveau style, on est par contre plus dans une veine thrash / death à la Dagoba, Lamb Of God, voire Fear Factory que dans les récentes sorties à tendance djent, influencées par Meshuggah. On a donc quelque chose qui sonne moderne et assez dépouillé, avec un son de guitare tranchant, des salves de double pédale bien senties et des rythmiques syncopées à tout va. Bref ça groove pas mal comme vous le prouverons les trois premiers titres "Oil Slick" / "Advertizing" / "The Maze". Ces derniers s'enchaînent à merveille et constituent un début d'album vraiment solide, mêlant habilement les parties techniques à des mélodies toujours sous-jacentes. Des petites accalmies fort bienvenues accompagnent également chacun de titres. Bref c'est du bon. La cinquième piste "Dystopian City" va même pousser le vice un peu plus loin avec un rythme au ralenti toujours effroyablement syncopé, et une dimension planante/atmosphérique très intéressante, proche de ce que peut faire Hacride.
Et après… Après, c'est un peu la déroute. Cinq titres pour monter dans l'estime d'un chroniqueur, cinq titres pour une redescente express à la case départ. Flûte ! "Blemishes" amorce la chute qui se poursuit inexorablement jusqu'à "Kingdom Of Light". Tout se qui faisait le charme du groupe s'efface. La technique est plus que présente, mais les compos ne décollent pas et on reste dans du bourrinage stérile. Où sont passés le groove et les émotions ? "Unconscious" est un peu moins insupportable que le reste avec des syncopes qui marchent, sans arriver toutefois à vraiment faire décoller la machine. Triste constat que de voir une juxtaposition branlante de rythmiques tordues et de beuglements. Parlons du chant justement, nettement moins convaincant que les instruments sur l'ensemble de la galette et sans aucune variation.


Jamais je n'avais vu un album avec une coupure si franche dans la qualité. L'impression d'album bâclé est là et c'en est vraiment dommage tant la première moitié était convaincante. Heureusement la production est excellente et on sait de quoi le groupe peut être capable en bien à l'avenir. Il faut donc bien admettre que malgré ce premier album en demi-teinte, on ne peut être que confiant pour l'avenir. Mais la frustration est bien là quand on voit qu'on aurait pu obtenir quelque chose de vraiment bon !


©Les Eternels / Totoro mange des enfants corporation - 2012 - Tous droits réservés
Trefoil polaroid droit 1 polaroid milieu 1 polaroid gauche 1