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CHRONIQUE PAR ...

6
Lord Henry
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 12/20

LINE UP

-Piet Focroul
(chant)

-Dries Van Damme
(guitare)

-Christophe Depree
(guitare)

-Erwin Casier
(basse)

-Kevin Strubbe
(batterie)

TRACKLIST

1)Forgotten
2)Maze of Being
3)The Insufferable
4)Unnamed Sorrow
5)The Great Divide
6)Reasonable Doubt
7)Cascade
8)Deny The Dream
9)Downward

DISCOGRAPHIE


After All - The Vermin Breed
(2005) - heavy metal thrash metal - Label : Dockyard1



Une fois n'est pas coutume, nous nous intéressons aujourd'hui à un combo de thrash. Enfin, heavy-thrash plus précisément. Heavy-thrash belge pour être encore plus précis. After All existe depuis 1992; The Vermin Breed est leur cinquième album (après Wonder en 1995, Transcendant en 1997, Dead Loss en 2000 et Mercury Rising en 2003). Fort d'une réputation live plutôt bonne, le groupe belge a eu l'opportunité au cours de sa carrière de tourner aux côtés de grands noms comme Anthrax, Overkill, Therion ou Tiamat. Voilà pour les présentations...

Introduction nécessaire me semble-t-il, car After All ne jouit pas par chez nous d'une reconnaissance importante, malgré la proximité de son pays d'origine. Question musique, il s'agit d'un mélange entre heavy old-school et gros son moderne, deux influences qui se conglomèrent en un thrash rapide et bourrin. La rythmique est bien en place, assurément: Kevin Strubbe à la batterie assure un jeu totalement... thrash qui sied à ravir aux riffs des amigos Dries Van Damme et Christophe Depree. A cet égard, After All rappelle Kreator, comme sur "Forgotten" ou "The Insufferable". "Maze Of Being" se rapproche plus du speed-metal de la première époque, période Walls of Jericho. Mais la voix de Piet Focroul, loin des envolées sur-aiguës de Kai Hansen, arrête là la comparaison.

Cette voix, parlons-en justement: très agressive, souvent hurlée, parfois un tantinet mélodique, elle est sans doute le point faible du groupe. Le style d'After All n'implique certes pas un soin immodéré aux lignes vocales, mais il est bien difficile de ne pas trouver ce chant lassant à la longue, soyons honnêtes. Les rares mélodies ("Reasonable Doubt", "Maze Of Being") sont globalement ratées, tant dans leur conception que dans leur interprétation, ce qui pousse Piet à demeurer dans les mêmes tons. C'est pourquoi nous avons droit sur la quasi-totalité de l'album à une attaque musicale et vocale sauvage, difficilement assimilable d'une traite. Gageons que l'énergie dispensée par le groupe en live annihile ces effets de lassitude que l'on éprouve sur un disque studio. Autre regret, tant qu'on y est: les riffs se succèdent, claquouillant comme il faut, mais évoluent trop souvent dans les mêmes tonalités. Un poil de variété ne serait pas de trop.

"Unnamed Sorrow" , avec sa double grosse caisse au taquet et ses changements de rythmes (cf les pré-refrains), symbolise en revanche ce qu'After All sait proposer de mieux en terme de composition. Idem pour "Reasonable Doubt", dont le rythme ne peut que donner envie de taper du pied et de headbanguer jusqu'à rupture de la nuque. Les musiciens ont de l'expérience et la mettent à profit. Il est donc d'autant plus dommage que l'ensemble soit encore irrégulier. Des influences bien senties (Voivod, Megadeth, les premiers Metallica) sautent de temps en remps aux oreilles et c'est ma foi fort agréable. "Deny The Dream", de son côté, nous sort un grand riff-mitraillette à la Iced Earth, tandis que "Cascade" nous plonge avec son tempo lent dans une ambiance glauque, où la voix de Piet se fait aussi plus théâtrale... Bref, de la qualité il y en a, aucun doute. Reste que les flamands gagneraient à forcer davantage la diversité pendant le processus de composition, afin d'accrocher l'oreille de l'auditeur plus longtemps et plus intensément.




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