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CHRONIQUE PAR ...

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Mayou
Cette chronique a été mise en ligne le 02 avril 2012
Sa note : 19/20

LINE UP

-Alexi Laiho
(chant+guitare)

-Alexander Kuoppala
(guitare)

-Janne Wirman
(clavier)

-Henkka Seppala
(basse)

-Jaska Raatikainen
(batterie)

TRACKLIST

1) Follow The Reaper
2) Bodom After Midnight
3) Children Of Decadence
4) Everytime I Die
5) Mask Of Sanity
6) Taste Of My Scythe
7) Hate Me !
8) Northern Comfort
9) Kissing The Shadows

DISCOGRAPHIE


Children Of Bodom - Follow The Reaper
(2001) - heavy metal power black mélodeath - Label : Spinefarm record



Children Of Bodom a, en 2012, sorti 7 albums, 2 lives, un E.P. et une compilation. Le groupe a séduit de plus en plus de metalleux, que ce soit le confirmé en quête de fraicheur ou le novice se cherchant encore. Des tournées mondiales en compagnie des plus grands témoignent pour dire que la bande d’Alexi Laiho est l’un des plus grand groupe metallique actuel. Sans aucun doute, les générations futures écouteront ces albums en se remémorant cette époque bénie, tel le cinquantenaire écoute Metallica ou Iron Maiden. Chapitre 3 : le désir de stabilité.

Pour certains, dans leur palmarès personnel, Follow The Reaper arrive en tête de liste de leurs albums préférés de Children Of Bodom. Pourquoi ? Comment savoir… Les goûts et les couleurs, vous voyez. Pourtant, dans un souci d’objectivité, je ne peux me résigner à ne pas lui mettre la note maximale. En effet, les mélodies sont plus plaisantes, plus accrocheuses, et on sent un désir d’évolution par rapport aux précédents albums, bien qu’on reste toujours dans le même registre. Toutefois, malgré toutes ces qualités indéniables (il suffit de voir comment écouter cet album est un pur moment d’extase), on sent qu’il manque à cet album du travail. Les constructions sont ici plus basiques, à base de refrains, couplets et breaks, ce qui rend les 37 minutes plus faciles à assimiler. Mais une fois qu’on a fait le tour, on se surprend à être déçu par la facilité d’accès. Où sont passés les constructions alambiquées qui permettaient au groupe de placer ses fameux breaks néoclassiques qui faisaient la gloire de la bande ? Justement, où sont passés ces riffs à la gloire de la grande musique ? On a bien le lead de "Kissing The Shadows" (et quel lead !), mais on se retrouve ici avec un groupe plus proche de Dark Tranquility que de Mozart. Attention, ne me faites pas dire n’importe quoi, l’influence est toujours présente, mais d’une autre manière que sur Hatebreeder, qui est moins satisfaisante pour la majorité des fans. La qualité des riffs compensent ce défaut largement, et les ambiances se succédant magistralement (écoutez moi les glauquissimes "Everytime I Die" et "Taste Of My Scythe"), amène à cet album un air frais passionnant.
Alors, ce défaut relèverait il plus de la qualité ? Il est vrai que la bande d’Alexi Laiho évolue, sans décevoir personne, et c’est déjà un exploit (tellement se sont effondrés en s’y essayant). Ce qui est sur, c’est que c’est bien ici le seul reproche que l’on pourrait faire au groupe. Car si l’évolution peut ne pas plaire à tout le monde, on doit reconnaitre que l’on a à faire ici avec un chef d’œuvre. On enchaine hit sur hit, tout en conservant une certaine unité. En fait, pour la suite de la chronique, oubliez  tout ce qui a été dit auparavant, car cet album est une pure tuerie. Comment le dire autrement ? Ca se passe de mots et de commentaires, tout y est parfait. Des riffs power aux soli heavy en passant par des leads plus puissants les uns que les autres. Le duo Laiho/Wirman signe ici surement son plus beau solo, avec le duel monumental de "Kissing The Shadows", alors que "Follow The Reaper" peut prétendre au titre de refrain le plus efficace de toute la discographie de Children Of Bodom. Cet album est une porte d’entrée magistrale vers l’extrême. Les vocaux d’Alexi peuvent paraitre un peu rebutant, mais ils sont bien compensés par les mélodies presque pop de certains refrains ("Mask Of Sanity") et de la facilité d’accès du skeud. Follow The Reaper est, en fin de compte, une sorte de passage entre le heavy/power et le black/death, ce qui lui donne un aspect symbolique, et contribue à faire de cet album un mythe et un album culte.


Sans aucun doute, on a droit ici à une légende. Toutefois, je ne veux pas mettre une note supérieure à celle de Hatebreeder, bien qu’il la mérite. Il n’est pas inférieur, ou moins passionnant, mais peut être est il moins authentique. Sur le précédent effort, le groupe a su mettre ses trippes dans leur musique. La musique ici est tout de même excellente, mais peut être manque-t-il de sincérité. Toutes proportions gardées, ne nous égarons pas : cet album est une tuerie, et il rate la première marche du podium de très peu.


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