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CHRONIQUE PAR ...

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Mayou
Cette chronique a été mise en ligne le 13 mars 2012
Sa note : 19.5/20

LINE UP

-Alexi Laiho
(chant+guitare)

-Alexander Kuoppala
(guitare)

-Janne Wirman
(claviers)

-Henkka Seppälä
(basse)

-Jaska Raatikainen
(batterie)

TRACKLIST

1) Warheart
2) Silent Night Bodom Night
3) Hatebreeder
4) Bed Of Razors
5) Towards Dead End
6) Black Widow
7) Wrath Within
8) Children Of Bodom
9) Downfall

DISCOGRAPHIE


Children Of Bodom - Hatebreeder
(1999) - heavy metal heavy black death neoclassique power - Label : Spinefarm record



Children Of Bodom a, en 2012, sorti 7 albums, 2 lives, un E.P. et une compilation. Le groupe a séduit de plus en plus de metalleux, que ce soit le confirmé en quête de fraicheur ou le novice se cherchant encore. Des tournées mondiales en compagnie des plus grands témoignent pour dire que la bande d’Alexi Laiho est l’un des plus grand groupe metallique actuel. Sans aucun doute, les générations futures écouteront ces albums en se remémorant cette époque bénie, tel le cinquantenaire écoute Metallica ou Iron Maiden. Chapitre 2 : la confirmation du génie.

Après avoir sorti leur premier opus deux ans auparavant, Children Of Bodom nous livre leur nouvelle offrande. Peu de changements alors, pour nos finlandais. Toujours le même label, toujours le même line-up, toujours la même durée et toujours la même recette ! Nuançons tout de même le propos, car même si la musique reste dans cette veine black death neoclassique (mélange improbable, il faut l’avouer), le groupe va arriver à sublimer sa musique. Et c’est rien de le dire, le niveau de maturité n’ayant rien à voir entre les deux premiers albums. L’un est sombre et sauvage, le second se fait plus facile d’accès (sans pour autant tomber dans la facilité). Sans laisser tomber ses vieilles habitudes, faites de vitesse, de heavy et de riffs supersoniques, la maturation porte ses fruits et Children Of Bodom sort ce qui reste leur album le plus représentatif, et sans doute le plus aimé. Si on laisse tomber la voix d’Alexi (personne ne s’y opposera, sûrement), le reste n’est que pur bijou. La batterie, d’une précision chirurgicale, réussie à suivre le train d’enfer des gratteux tout en ajoutant un groove qui donne à l’ensemble un dynamisme supplémentaire ne pouvant qu’aider ! La basse, bien que discrète, sait se faire entendre, et le résultat est souvent de très bonne augure. Voila, ceci étant dit, passons au gros de l’album : les guitares et le synthé. Ces éléments sont effectivement les points forts de l’album (et du groupe tout court). Il n’y a pas à discuter la dessus, c’est un fait. Comment résister à ces riffs, que ce soit à la gratte ou aux claviers ? Ceux-ci sont si inspirés, mélangeant technique et feelings, il n’y a vraiment rien à redire.
Comment chroniquer un album où il n’y a rien à redire ? Et bien on ne dit rien, on essaie juste de vous convaincre d’écouter. Dans ce cas là, je ne peux que vous conseiller d’écouter un des nombreux soli qui parsèment cet album. Ceux-ci sont magistraux en tout point : techniques, plein de feelings… Les duels entre Alexi et Janne sont absolument bluffant. Digne d’un "Hangar 18" dans un autre style, le solo final de "Hatebreeder" ne pourra que vous faire sauter de votre chaise. D’ailleurs, la musique qui compose les trente-sept minutes du skeud est à l’image des soli. La dualité entre metal et musique classique est constamment là, à vous attendre derrière le coin pour vous sauter à la gorge. "Downfall" illustre à la perfection mon propos : les riffs heavy vous font headbanguer comme un furieux, pendant que les mélodies neoclassique (ce solo bon dieu !!) font fondre votre petit cœur tendre de metalleux. Et les ambiances ne sont pas en reste. Des breaks arrivent toujours au meilleur moment pour relâcher la pression, et nous permettre d’encore plus apprécier la suite. J’en veux pour preuve le magnifique, le grand, le surpuissantissime (si, ce mot existe, je viens de l’inventer) "Children Of Bodom" ! La chanson, pas le groupe, sinon ça ne rimerait à rien… Que dire sur cette chanson ? Ca se passe de mots, tout y est parfait, du riff d’intro, jusqu’au break de synthé en passant par le solo absolument hallucinant. Ce n’est pas la seule bonne chanson heureusement. "Towards Dead End" et son refrain d’anthologie, "Silent Night Bodom Night" et son riff d’exception, "Wrath Within" et son solo à vous donner la chair de poule, "Warheart" et sa puissance phénoménale… Quand vous aurez commencé à écouter cet album, jamais plu vous ne le lacherez.


Alexi Laiho a dit un jour : « Hatebreeder était trop black pour les fans de heavy et trop heavy pour les fans de black ». Ce qu’il ne savait pas, c’est qu’il avait créé un album si puissant, qu’il dépassait les limites du black ou du heavy. Car Hatebreeder, on ne peut pas lui mettre d’étiquette, trop de styles y sont confondus… Children Of Bodom a atteint son apogée avec cet album, même si la suite n’aura rien à lui envier. Je n’ai pas encore listé le seul et unique défaut de la galette. Ne vous en faites pas, il est minime : il s’agit de la pochette.


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