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CHRONIQUE PAR ...

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Yannoch
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 16/20

LINE UP

-Daddy G
(tout)

TRACKLIST

1)Intro
2)Armagideon Time
3)Rockfort Rock
4)Non, Non, Non
5)Aftermath (Version 1)
6)Just Kissed My Baby
7)Mustt Mustt (Massive Attack Remix)
8)Face À La Mer (Massive Attack Remix)
9)Karmacoma (The Napoli Trip)
10)Budy Bye
11)Signs (Dubplate Mix)
12)Here I Come (Dubplate Version)
13)Oh Yeah
14)Inspection (Check One)
15)I Against I
16)Rock Steady (Danny Krivit Edit)
17)Unfinished Sympathy (Perfecto Mix)

DISCOGRAPHIE

DJ Kicks (2004)

Daddy G - DJ Kicks
(2004) - electro trip-hop - Label : K7



Six ans après Mezzanine, revoilà Daddy G… L’ex membre de Massive Attack fait un come-back solo et signe le temps d’un mix un DJ Kicks éclectique et pointu. Après s’être séparé du groupe et avoir laissé 3D seul à la production de 100th Window, c’est un homme toujours aussi passionné, et animé par une même flamme: l’exploration de la richesse musicale, que nous retrouvons à la barre de cette sélection particulièrement groovy. Grant Marshall nous rappelle ici que le son « Made in Bristol » est bien l’un des meilleurs qui puissent exister… Le fruit de la fusion entre les mouvements dub, reggae, soul, disco, funk et hip-hop.

Pour ce mix, Daddy G nous gratifie d’un plateau d’artistes remarquables et variés: Tricky, Aretha Franklin, Barrington Levy, Leftfield pour les plus connus… Mais également Foxy Brown, Johnny Osbourne et les surprenantes Négresses Vertes avec leur titre "Face A La mer" remixé façon Massive Attack. Nous retrouvons d’ailleurs le groupe phare de Bristol au commande du remix de Nasrat Fateh Ali Khan, lors de "Mustt Mustt", plage au beat reggae et aux voix orientales... Un petit délice servi sur un plateau! Massive, encore et toujours, tient une place d’honneur dans le cœur de Grant Marshall qui n’hésite donc pas les replacer judicieusement lors de sa production. Que se soit avec le traditionnel "Karmacoma" ou bien en collaboration avec le rappeur Mos Def lors du piquant "I Against I", l’empreinte de Massive Attack n’apparaît pas fossilisée… Loin s’en faut!

Le trip-hop coule donc encore paisiblement et s’intensifie même lorsque Melaaz et son chant français "Non, Non, Non" nous invite à la réflexion d’une part, mais aussi à des pensées plus sensuelles; une plage pour les amoureux! Du beat résolument paisible avec ce downtempo langoureux, nous pouvons passer à des rythmiques plus péchues avec "Signs" de Badmarsh & Shri, avant d’atteindre d’enjoués morceaux tel "Here I Come" de Barrington Levy… Voici là l’une des magies de cet album: un enchaînement sans faille! On se croirait revenu vingt ans en arrière dans ce fameux club de Bristol le Dugout… Quelle alchimie!

Pour Daddy G, le reggae est la base et c’est ainsi que l’on retrouve un track à l’odeur particulièrement jamaïcaine assez lancinant mais amusant de Johnny Osbourne avec "Budy Bye". Seulement le Monsieur n’oublie pas de faire non plus honneur à un autre courant d’importance, à savoir le hip-hop! Et là, vous risquez fort de ne pas être déçu tant l’invitation s’avère puissante grâce à l’incontournable Leftfield et son terrible "Check One". Une piste surpuissante, qui ne vous laissera pas insensible: cruauté, réveille-toi! Le MC balance ses lyrics et donne l’assaut à chaque refrain en relançant d’une voix engagée et déterminée motivant n’importe quel paresseux… Les beats font le reste derrière.

Petite surprise enfin ou confirmation de ce sentiment particulier qui prône le mélange des styles, avec Aretha Franklin et son "Rock Steady". C’est avec un certain plaisir que nous dégustons cette avan-dernière plage assez légère ou s’exalte cette grande Dame, véritable reine de la musique soul, qui va progressivement laisser place à une autre grande voix féminine nommée: Sarah Nelson. Vous aurez aisément reconnu le classique mais désormais si poignant "Unfinished Sympathy"… Une plage où la notion de temps disparaît complètement, nous souhaiterions qu’elle perdure à l’infini tant sa beauté n’a d’égale!


Un mix qui restera…


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