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CHRONIQUE PAR ...

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Wrathchild
Cette chronique a été mise en ligne le 05 mars 2012
Sa note : 15/20

LINE UP

-Tim Aymar
(chant)

-Matt Johnsen
(guitares)

-Chris Kerns
(basse)

-Chris Black
(batterie)

TRACKLIST

1) Leave Me Here to Dream
2) The Wolves
3) Castles in the Sky
4) The Year of the Blizzard
5) The Spider's Thread
6) Cry
7) Graveyard of Empires

8) Burn With Me
9) In Your Hands
10) The Spider's Thread (Reprise)

DISCOGRAPHIE


Pharaoh - Bury The Light
(2012) - heavy metal - Label : Cruz Del Sur Music



Les Etats-Unis sont un pays qui se trouve parmi les plus gros producteurs de métal au monde, même si la plupart de cette production entre dans la catégorie des plus extrêmes du style. En ce qui concerne le heavy dans le sens plus traditionnel, les fans ont plutôt tendance à se tourner vers d’autres pays métalliques, et ce malgré l’influence et les succès de groupes tels que Manowar, Savatage, Riot - qui bénéficie d’un regain d’intérêt récent – ou encore Iced Earth. Pourtant, il existe encore des groupes qui sont toujours dédiés à ce style, comme Pharaoh qui nous livre ici leur quatrième album. 

Note a tous ceux qui aiment juger et apprécier un disque dès la première écoute, ce Bury The Light n’en fait pas partie. En effet, avec Pharaoh, il faut savoir s’armer d’un peu de patience car une simple  écoute ne suffira pas pour découvrir  toutes les complexités et nuances de leur musique. Même si originaires de Philadelphie, leur style se tourne plutôt vers le vieux continent et rappelle un certain groupe allemand du nom de Helloween dans sa grande période, comprendre Walls of Jericho et Keeper of the Seven Keys Part I, mais il n’est nul cas de simple copie ici. Le résultat est très moderne et tout en riffs. Le groupe a le talent nécessaire afin d’agrémenter sa musique de touches et notes progressives notamment sur "Cry" ainsi que quelques phrasés celtes, "Graveyard of the Empires", ou même baroques comme sur "Castles in the Sky". Pharaoh va même jusqu’à prendre un pari incroyable en mariant le speed européen au rock classique de la deuxième moitié des années 70 de groupes tels que UFO sur "The Year of the Blizzard" pour un résultat des plus réussis. On notera également l’inspiration Iced Earth sur le deuxième titre, "The Wolves", ainsi que celle, latente, de Iron Maiden - époque commencée depuis le retour de Bruce Dickinson - présente à travers tout l’album, mais très évidente pendant "The Spider’s Thread".
Une seule écoute ne suffira pas non plus pour juger honnêtement la voix du chanteur, Tim Aymar, qui demande, elle aussi, un certain temps d’adaptation.Celui-ci, qui fit partie du projet métal de Chuck Schuldiner, Control Denied, est un chanteur passionné et intense avec une voix assez grave dont certaines intonations rappellent Martin Walkyer (Sabbat, Skyclad). Une voix dont les cordes semblent avoir été quelquefois passées au papier de verre et que le sieur use et abuse tout au long de l’album, mais à laquelle il sait également allier puissance et  mélodie pour un résultat tout en nuances, notamment sur "The Spider’s Thread". La partie rythmique, quant à elle, ne se tourne pas les pouces, et très soudée, confère une incroyable puissance à tout l’ensemble. Et oui, ce son de basse est très Helloween de la grande époque! Et pour finir, Matt Johnsen, guitariste de son état et riffeur magistral, lui ravit les oreilles rappelant tour à tour Kai Hansen, la paire Murray/Smith ou même Andy LaRocque. Il se montre très impressionnant de dextérité et de vitesse comme sur les envolées  de l’excellent "Cry". Celui-ci nous offre une prestation qui est simplement à couper le souffle tout au long de l’album.


Vous l’aurez donc compris, un excellent album de heavy moderne, bien ancré dans la tradition mais avec un regard tourné vers le futur. Certes, une certaine patience est nécessaire mais il reste néanmoins hautement recommandé car il se pourrait bien que l’avenir du métal US soit ici, avec Pharaoh.


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