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CHRONIQUE PAR ...

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Lucificum
Cette chronique a été mise en ligne le 23 février 2012
Sa note : 14/20

LINE UP

-Chuck Schuldiner
(chant+guitare)

-Shannon Hamm
(guitare)

-Scott Clendenin
(bassiste)

-Richard Christy
(batterie)

TRACKLIST

Disc 1 - Live In Hollywood (1998)

1) 
The Philosopher
2) Spirit Crusher
3) Trapped In A Corner
4) Scavenger Of Human Sorrow
5) Crystal Mountain
6) Flesh And The Power It Holds
7) Zero Tolerance
8) Zombie Ritual
9) Suicide Machine
10) Together As One
11) Empty Words
12) Symbolic
13) Pull The Plug

Disc 2 - Live In Eindhoven (1998)

1) 
The Philosopher
2) Trapped In A Corner
3) Crystal Mountain
4) Suicide Machine
5) Together As One
6) Zero Tolerance
7) Lack Of Comprehension
8) Flesh And The Power It Holds
9) Flattening Of Emotions
10) Spirit Crusher
11) Pull The Plug

DISCOGRAPHIE


Death - Vivus!
(2012) - death metal légendaire - Label : Relapse Records



Relapse a décidément pris la décision de capitaliser sur l’une des légendes unanimement reconnue du métal : Death. Une légende, Death l’était déjà avant le décès de Schuldiner, et l’est devenue encore un peu plus par la suite. Tel est le destin des pionniers, de ceux qui ont ouvert une voie royale à tout un mouvement encore vivant aujourd’hui -  pionnier qui s’est éteint au faîte de sa gloire, sans aucune fausse note dans sa discographie. Du coup, depuis quelques mois, Relapse propose des remasters des albums de Death, accueillis avec un mélange de scepticisme et de joie tant ceux-ci se montrent relativement convenus et prévisibles – mais on ne touche pas impunément aux idoles…

Alors quand Relapse annonce un double CD live, enregistré en 1998 quand Death était au faîte de sa gloire et que Chuck Schuldiner était accompagné d’un line-up de tueurs (bon, certes, il a toujours été accompagné de tueurs…), les réjouissances étaient de mise : Relapse passait enfin aux choses sérieuses. Nombreux sont les amateurs de métal, y compris votre serviteur, qui n’ont jamais eu la chance de voir jouer Death en live : ce double live allait peut-être, d’une certaine manière, ressusciter Chuck le temps de deux petites heures. Soit, des lives de Death, il s’en trouvait une petite tripotée sur le net, à la qualité variable, mais l’arrivée de ce double CD pouvait représenter malgré tout un bel objet pour le fan. Sauf qu’à regarder les choses un peu plus en détails, tout n’est pas aussi réjouissant.
Déjà, surprise : l’un des 2 CDs est le live 98 à Eindhoven, qui a déjà été proposé par Nuclear Blast en 2001, en format CD+DVD et dont les vidéos se trouvent un peu partout sur les sites de partages de vidéos. Pour l’exclusivité, il faudra repasser. Reste alors le premier CD, enregistré lui au Whisky A Go Go à Hollywood, légendaire club qui accueillit en son temps Metallica, Guns n’ Roses, Motorhead ou encore les Pink Floyd. Lui aussi enregistré en 1998, on trouve donc un certain nombre de points communs avec le live à Eindhoven, en particulier la tracklist. Et c’est bien là où le bât blesse pour ce double-live, qui donne presque l’impression d’entendre 2 fois le même CD.  Certes, l’environnement sonore n’est pas le même (l’enregistrement au Whisky A Go Go est beaucoup plus cru, brut de décoffrage) mais l’impression de redite perdure. Dès lors, la question se pose : n’aurait-il pas fallu trouver un live d’une période plus ancienne (si toutefois ces enregistrements existent) ou ne proposer qu’un seul CD ?
Pour autant, il y  peu de temps, nous avons eu droit à un live de 93 accompagnant la réédition de Individual Thought Patterns : le fan trouvera donc finalement son compte s’il cherche un peu. Malgré ces petites déceptions, donc, difficile de faire son esprit chagrin. Car même si le live à Eindhoven a été tourné et retourné dans tous les sens par les fans, il reste un beau témoignage du groupe au sommet de son art, avec un Schuldiner impérial entouré de musiciens exceptionnels jouant parmi les meilleurs titres de sa discographie…Donc, même s’il y a une certaine redite entre les deux CDs, cela ne sera pas à mettre au discrédit de l’initiative par le fan, par essence insatiable. Peut-être, d’ailleurs, se consolera-t-il avec les photos inédites que nous promet le label dans le livret du CD mais que bien sûr nous n’avons pas eu l’occasion de consulter.


A la fois maigre et généreux, ce double live ne surprendra pas grand monde, mais pourra contenter les boulimiques. Et si le plaisir est forcément là à l’écoute, une fois l’album fini et le silence revenu dans la pièce, ne reste qu’une pensée nostalgique : tu nous manques, Chuck.



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