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CHRONIQUE PAR ...

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Dexxie
Cette chronique a été mise en ligne le 21 février 2012
Sa note : 16/20

LINE UP

-Neige
(chant)

-Roman
(guitare)

-Thurios
(guitare)

-Krechet
(basse)

-Vlad
(batterie+piano+claviers)

TRACKLIST

1) What Once Was And Will Never Happen Again
2) November Nights Insomnia
3) Cold Spring
4) Nineteen Winters Far Away From Home
5) Star Catcher
6) Burnt Letters

7) About Which An Old House Dreams

DISCOGRAPHIE


Old Silver Key - Tales Of Wanderings
(2011) - rock quand même un peu Drudkh sur les bords - Label : Season Of Mist



Drudkh ! -Toi-même ! Tous les amateurs de Drudkh, qui, en plus d'être une onomatopée (et ça m'a fait mal) formidable, est un groupe de black parmi les meilleurs. Ces quatre Ukrainiens ont sorti en 2010 un superbe album intitulé Handful Of Stars (chronique ici), et en attendant le suivant, baptisé Eternal Turn Of The Wheel, on a droit à la galette présentement chroniquée, sous le superbe nom de groupe de Old Silver Key, pour nous faire poireaut... attendre.

Il s'agit en effet des mêmes membres que dans Drudkh, à la différence prêt qu'un cinquième membre, un dénommé Neige, ancien membre de Peste Noire, occupe ici le poste de chanteur. Il s'agit d'un disque plutôt calme, assez linéaire, qui s'écoute sans difficulté. La douceur de la voix peut choquer un peu les amateurs du black qu'on entend en général chez nos Ukrainiens, et il s'agit en effet d'un disque plutôt pop sans en être. Côté guitares, et c'est là le point fort de ce disque, on reconnaît immédiatement Drudkh dans les quelques riffs en guitare électrique palm mutée, et surtout, dans les petites saturations aiguës qui forment des riffs reconnaissables entre mille, et il s'agit là bien entendu d'une grande qualité.
On commence par une introduction atmosphérique intitulée "What Once Was and Will Never Happen Again", dont l'arpège de guitare est digne des plus grandes musiques de jeux vidéos. Rien à voir, mais si vous vous souvenez d'Icewind Dale et du thème de la ville de Kuldahar, il était vraiment excellent et démontrait bien à quel point la musique peut embellir l'ambiance déjà énormissime d'un morceau de jeu, en l'occurence une piste de flûte absolument savoureuse, à écouter au pied d'un arbre géant ! En enchaînant sur le titre "November Nights Insomnia", on comprend la direction que prend le disque : des rythmiques simples, un chant très clair et des riffs vaguement Drudkhiens mais toutefois assez calmes.
Nous avons là un disque qui se boit comme du petit lait, dont certains morceaux sont donc totalement dispensables, mais où il convient de trouver les petites perles, plus ou moins implicites : l'introduction très sympathique de "Cold Spring", un des piliers de l'album, et le superbe riff qui arrive comme un cheveux sur la soupe, la batterie un peu rock 'n roll à la Beach Boys de "Star Catcher", ou pourquoi pas les guitares de la dernière partie de "Burnt Letters". Sans compter que le titre final rappelle davantage les travaux usuels de l'ami Roman que le reste de l'album...


Un album très sympathique et rappelant Drudkh par endroits, même s'il serait faux de parler de Drudkh édulcoré. On est en effet bien loin d'un Songs Of Grief And Solitude, mais la saturation si spéciale de ces oiseaux-là ne laisse plâner aucun doute : c'est eux ! On regrettera toutefois des moments un peu plus ennuyeux sans pour autant rendre ce disque lassant. + 1 pour l'artwork (comme chez Drudkh), et en plus, y'a du piano !


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