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CHRONIQUE PAR ...

39
Pietro
Cette chronique a été mise en ligne le 20 février 2012
Sa note : 15.5/20

LINE UP

-Jochem Jonkman
(chant+basse)

-Willem Verbuyst
(guitare)

-Barry van Esbroek
(batterie)

TRACKLIST

1) Black & Blue
2) Into The Fire
3) 
Anarchistic Storm
4) String Of Beads
5) 
Leaving The Living
6) Reap The Fields
7) KGB
8) 
Where's That Devil

DISCOGRAPHIE

Vanderbuyst (2010)
In Dutch (2011)
Flying Dutchmen (2012)

Vanderbuyst - In Dutch
(2011) - hard rock classic rock 70's - Label : Van Records



Nous avions laissé les Néerlandais de Vanderbuyst lors de la sortie de leur premier album éponyme en 2010, belle petite salve de hard rock d’inspiration totalement 70’s. Entre temps le groupe a tourné en première partie de Saxon et nous livre aujourd’hui son deuxième album, In Dutch, qui contrairement à ce que son titre pourrait laisser croire, n’est heureusement pas chanté dans cette langue si gracieuse et mélodieuse qu’est le Néerlandais. Nous voilà rassurés.

Musicalement aussi l’auditeur qui avait aimé le premier album du groupe est très vite rassuré. Vanderbuyst n’a pas changé son fusil d’épaule et continue d’œuvrer dans un hard rock vintage très Britannique d’inspiration et dont les deux plus grosses influences se nomment Thin Lizzy et UFO. 'Black & Blue', rapide, efficace et accrocheur, est ainsi une bien belle entrée en matière qui nous rappelle tout de suite les qualités du trio : batteur présent et efficace, bassiste-chanteur qui fait penser à l’immense Phil Lynott, et surtout un véritable guitar hero digne héritier de Michael Schenker. Willem Verbuyst brille en effet de mille feux sur ce disque, et ce n’est pas 'Into The Fire' et son long solo de guitare en introduction qui prouvera le contraire ! Toutes les interventions du six cordiste et compositeur principal du groupe (auquel il a modestement donné son nom, ou presque) sont remarquables de feeling et d’à propos, le bougre réussissant le tour de force d’en mettre partout sans jamais donner l’impression d’en faire trop. La grande classe.
Si le jeu de Verbuyst donne un caché UFO à la musique de Vanderbuyst, l’ombre du plus grand groupe Irlandais de l’histoire se fait également ressentir de belle manière sur ce In Dutch. C’est le cas sur ce 'String Of Beads' et ses parties de guitare typiques de Lizzy sur lequel le chant fait plus que jamais penser à celui du grand Phil et à sa manière de conter une histoire ; ou sur ce 'Leaving The Living' et son petit coté épique à la 'Massacre'. Sur le premier album une poignée de titres se démarquaient par leur influence plus NWOBHM que strictement 70’s. C’est aussi le cas ici avec 'KGB' et son feeling plus proche du Maiden de l’époque Killers. Pour clôturer cet album court (36 minutes, ce qui était dans la norme des 70’s lorsque les groupes sortaient un disque par an), les Néerlandais nous surprennent avec 'Where's That Devil', longue balade bluesy solennelle qui permet à Jonkman de changer de registre et d’expérimenter avec une voix grave et rocailleuse inhabituelle.

Si Vanderbuyst n’innove pas avec In Dutch, le combo néerlandais confirme haut la main les espoirs qui avaient pu naitre lors de l’écoute de son premier album. En reprenant les mêmes éléments et les mêmes influences, mais aussi en s’appuyant sur les mêmes qualités (ce guitariste !), Vanderbuyst réussit à progresser et à nous proposer un album meilleur sur tous les plans. Un groupe à suivre avec beaucoup d’attention pour les amateurs de classic rock !


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