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CHRONIQUE PAR ...

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Oni²
Cette chronique a été mise en ligne le 16 février 2012
Sa note : 12/20

LINE UP

-Crafter
(chant)

-Dan
(guitare)

-Adam
(guitare)

-Tim
(basse)

-Shane
(batterie)

TRACKLIST

1) Intro
2) Confused/Hopeless
3) I Created This Horror
4) Piece By Piece
5) Asthma Attack
6) Gimme ADD
7) Nearly 30
8) Die To Live
9) The True Shine Through
10) Heartless
11) The Long Way Home

DISCOGRAPHIE


Confession - The Long Way Home
(2012) - metalcore - Label : Lifeforce Records



Au pays de kangourous il n’y a pas qu’AC/DC, là bas aussi on a été frappé par la fièvre metalcore, parfois ça donne des tueries (Parkway Drive, du moins le temps d’un album), parfois des formations plus anecdotiques (I Killed the Prom Queen). Confession a visiblement cru bon de prendre un peu de chaque. Le résultat est à l’image de ce que donnerait un mélange de chantilly avec de la merde. Très joli à regarder, même agréable à goûter, mais à manger hum …

Et quand on dit un peu de chaque, c’est exactement ce à quoi on pense. D’un côté, le mix de hardcore  furieux avec des mélodies épiques (cheveux au vent, pied sur le retour toussa) et du riff brise cervicales (“Asthma Attack”, “I created this Horror”). De l’autre côté, les ignominies emo autotunées à mort, généralement juste le temps d’un refrain (“Gimme ADD”, “Die to Live”), parfois de manière plus envahissante (“Piece by Piece”). On a quasiment l’impression que ce sont 2 groupes différents qui tentent de cohabiter au sein d’une même galette. Le refrain de “Gimme ADD” est une abomination qui vient ruiner les puissantes rythmiques entendues au début. Un gros gâchis car en dehors de ça, on tenait un morceau imparable. Sans doute que les petits arpèges melo-bisounours  auraient dû me mettre la puce à l’oreille, si seulement ils s’étaient limités à ça …
Idem pour “The True Shine Through”, vraiment intéressant (break au piano bien amené) mais pénalisé par son refrain clair dénué de toute virilité. On parle souvent de 2 grandes familles chez les groupes de metalcore. Les « gentils » (à la Bullet For my Valentine) et les « méchants » (Chimaira, Lamb of God, Unearth  avant Darkness in the the Light). En langage moins diplomatique, ça reviendrait à distinguer metalcore gay et trve metalcore.  Confession semble avoir le cul entre deux chaises, incapable d’assumer son homosexualité, mais tout aussi incapable de jouer  dans la cours des vrais hommes. Ce qui les sauve au final, c’est que le dosage de boucherie est assez important. “Nearly 30” et “Heartless” par exemple sont des vraies petites tueries rappelant le meilleur d’un August Burns Red.
“Heartless” en particulier avec son subtil breakdown vers 2’30 annonçant l’outro classieuse est un vrai régal. “I created this Horror” quant à lui puise toute sa force dans les rythmiques pousse-au headbanging, c’est d’ailleurs là que se situe toute la force de Confession, les hymnes live. Ils clamaient l’influence de Parkway Drive, c’est gagné, le phrasé de Crafter rappelle énormément leur compatriote Winston McCall. Haineux, sans concession comme on les aime (sauf quand il réveille le djeunz à mèche qui est en lui). Reste cet insupportable chant emo. Les rares fois où l’on peut leur pardonner la présence de voix clean, ce sont sur ces très courts passages (outro de “The Long Way Home”, refrain de “Confused/Hopeless”), parce qu’elles ne sont pas trop mielleuses et ont davantage une connotation chorale.


Ca n’en finit pas, encore une bande de zicos plutôt doués qui ont peur de laisser s’exprimer les brutes qu’ils sont au fond d’eux. Les gars, vous avez du potentiel, mais virez moi ce chant clair à 2 balles si vous voulez qu’on vous prenne au sérieux. Sinon retournez épater la galerie remplie d’emo kidz ne jurant que par Alesana, Sonic Syndicate et ce genre de daubes.


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