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CHRONIQUE PAR ...

85
JC
Cette chronique a été mise en ligne le 02 février 2012
Sa note : 6/20

LINE UP

-Martin "Mart" Soer
(chant+programmations)

-Tobias "Tobi" Berkefeld
(guitare+programmations)

-Alexander "Alex" S.
(guitare+programmations)

-Dirk "Fire-Abend" Feierabend
(basse)

-Oliver "O-Lee" Schmidt
(batterie)

TRACKLIST

1) Engel Der Dunkelheit
2) Spring Nicht
3) Tanzmaschine
4) Asche
5) Mein Lieb
6) Am Grunde
7) Goetter
8) Schmerz
9) Diener
10) Tanzmaschine (club remix)

DISCOGRAPHIE

Queksilber (2011)

Stahlmann - Queksilber
(2011) - indus electro - Label : AFM Records



Des fois, on se retrouve face à des cas étranges. Des formations qui, au lieu d'essayer d'apporter un petit quelque chose de personnel à leur musique (oui, maintenant, c'est difficile), ne font qu'appliquer des recettes déjà rabâchées. Pourtant ces recettes on les aime (ou on les a aimé) mais voilà, le groupe en question qu'on a en face de soi n'arrive pas à nous convaincre, il nous énerve et ce pour différentes raisons (ça pompe, c'est ennuyeux...). Et il faut rester objectif un maximum. Oui, chroniquer un album c'est pas toujours facile.

Stahlmann c'est un peu le groupe qui vous fait sursauter dès les premières notes. « Mais... c'est Oomph ? Ah non ! … Mais alors c'est peut être Rammstein ? À ben non toujours pas ! ». La chronique pourrait presque s'arrêter ici mais ça ne serait pas très gentil (pour Rammstein). Malgré cette effroyable sensation de se retrouver face un vulgaire copier-coller des deux formations citées plus haut, l'envie est quand même donnée d'aller creuser cette surface pour trouver à ces hommes d'acier le petit quelque chose de singulier. Malheureusement, l'auditeur est bien vite obligé de constater que la carapace métallique qui nous est offerte est relativement vide et que les trois ou quatre pistes qui viennent de passer suffisent à deviner la couleur général de l'album. Aucune surprise n'est donc à espérer (et soyez-en sûrs, elle ne viendra pas).
Au fond nous pourrions dire qu'il n'y à rien de grave à cela car même si Stahlmann ne fait preuve d'aucune créativité, il a au moins le « mérite » d'appliquer une formule qui a maintes fois fait ses preuves pour nous offrir des morceaux efficaces. La chose pourrait se tenir car des passages efficaces il y en a, certes peu, mais il y en a. Malheureusement, ces derniers ont été réchauffés trop de fois et la confrontation avec l'aspect parfois gnangnan des morceaux en réduit l'impact. A croire que la formation s'est donnée pour but de ringardiser ses propres influences. Ajoutons à cela une linéarité apparente (et parfois même affligeante)... Bref, la chose va paraître complètement stupide, mais la place est déjà prise. Même s'il arrive qu'on pardonne la redondance et la linéarité, ce n'est pas le cas ici. Reproduire un style apporté par d'autres pourquoi pas, mais la tâche est ardue. Surtout quand les principaux leaders de ce dernier commencent eux aussi à s'épuiser dans leur propre domaine.


A qui peut s'adresser un tel album ? La réponse est assez simple mais attention toutefois, car même si certains fans de Oomph et Rammstein y trouveront leur compte, il n'est pas à exclure que certains s'offusquent et gueulent à la supercherie. Y a des gens qu'on a pas le droit d'approcher (Rammstein, histoire d'être clair).


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