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CHRONIQUE PAR ...

96
Mayou
Cette chronique a été mise en ligne le 16 janvier 2012
Sa note : 15/20

LINE UP

-Roger Johansson
(guitare + chant)

-Andreas Carlsson
(guitare)

-Anders Brisheim
(basse)

-Jocke Ringdahl
(batterie)

TRACKLIST

1)Total Lovecraftian Armageddon
2)Their Skin Suits Me
3)Panzer Truck
4)Vägrattor
5)The Carrion Parlor
6)Winds Of Disembowelment
7)Cadaver Earth
8)Frontier Ctuhlu
9)Ragnarök
10)At The Helm Of Naglfar
11)A Bullet In The Head (For The Undead)
12)The Paganizer
13)Into The Catacombs

DISCOGRAPHIE


Paganizer - Into The Catacombs
(2011) - death metal - Label : Cyclone Empire



La pochette est assez représentative. Un homme, s’éclairant grâce à une faible lumière, marche sur un pont le menant dans certains endroits, inconnus. Il n’a aucune idée de ce qui va lui arriver. Pourtant, il marche d’un pas assuré, il se dit qu’il a déjà vu bien pire. Alors il continue d’avancer sur ce pont, mais rapidement il s’aperçoit qu’il est impossible d’aller plus loin, et les créatures qui le regardaient depuis le début se mettent à courir pour le rattraper, et le torturer jusqu’à ce que mort s’en suive. Cet homme perdu, c’est vous.

Ne soyez pas pour autant effrayé, le dernier Paganizer vous ravira, j’en suis sur. On retrouve tous les éléments d’un death plus ou moins brutal : la distorsion, les blast beats, le chanteur qui vomit… Et pourtant, Into The Catacombs n’a rien à voir avec un énième combo singeant  Morbid Angel et Cannibal Corpse. On aurait plus ici à faire avec un descendant du Sepultura de Arise. On retrouve la production sale, l’ambiance post-apocalyptique, et même la pochette pourrait y faire penser ! On retrouve Lovecraft à tous les coins de rue ("Total Lovecraftian Armageddon", "Frontier Cthulu"), et c’est un thème choisi à la perfection. La musique délivrée ici ferait une merveilleuse bande son pour une scène tirée de l’univers perdu et maléfique de l’auteur (particulièrement l’outro du titre "The Paganizer", à se rouler par terre de désespoir !). L’interprétation est d’autant plus impressionnante lorsque l’on sait que le groupe n’est en fait qu’un trio avec un chanteur guitariste, un bassiste et un batteur.
Tous tiennent leur rôle à la perfection, la basse et la double grosse caisse font frémir ! Quant à la guitare, son groove implacable et les soli slayerien ne peuvent laisser personne indifférent (que ce soit en bien ou en mal). Le chant reste dans le growl le plus grave, ce qui renforce la violence et l’intensité des chansons. Ecoutez-le se démener sur le final de "Cadaver Earth" ! On notera quelques fausses notes, comme le riff plus mélodique de "A Bullet In The Head (For The Undead)", qui, disons-le, fait carrément tache au milieu de ce déferlement de riffs plus violents les uns que les autres. On a aussi droit à un intermède de 50 secondes absolument inutile, "Ragnarök", se rapprochant d’un hardcore death. Heureusement, chaque chanson possède son lot de surprises, malgré quelques répétitions (les riffs principaux de "The Carrion Parlor" et de "Cadaver Earth" se ressemblent étrangement). A part pour "Total Lovecraftian Armageddon", on ne retrouve pas de tempi extrêmes (même s'il y a quand même de belles accélérations), ce qui est assez plaisant au final, car l’impression d’oppression n’en est que plus aggressive.


Alors, au final, cet album est-il vraiment bon ? Pas besoin de se torturer pour le savoir. On pourra répondre oui, et cela pour une seule et unique raison, très simple à assimiler : Paganizer tue. Oui, ça tue. Ca tue tout, même. Même si l’originalité n’est peut être pas au rendez vous, même si on retrouve la bonne vieille recette du gros death qui tâche, vous headbanguerez. Même si Into The Catacombs ne repousse pas les limites, vous prendrez votre pied comme jamais. On a finalement ici à faire avec un album classique, mais qui arrive tout de même à se démarquer par sa qualité. Bravo !


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