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CHRONIQUE PAR ...

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Oni²
Cette chronique a été mise en ligne le 14 janvier 2012
Sa note : 9.5/20

LINE UP

-Manuel Siewert
(chant)

-Michael Tybussek
(guitare)

-Torsten Horstmann
(guitare)

-Ben Bays
(Basse)

-Daniel Dickmann
(batterie)

TRACKLIST

1) Invasion (intro)
2) The Apprentice
3) Your Darkest Path
4) As Darkness Reigns
5) Aeon
6) Dying Sun
7) Life Ends
8) Despise Your Life
9) Lost In Twilight
10) And Blood Has To Be Shed
11) The Fountain (outro)

DISCOGRAPHIE


December Flower - When All Life Ends
(2011) - melodeath black metal - Label : Cyclone Empire



Ils revendiquent l’héritage des Dismember, Gates of Ishtar et Dark Tranquillity et disent s’adresser aux adeptes de la vieille école, celle du « vrai »death mélodique. Et ils vont plus loin s’auto-qualifiant comme « un véritable vent de fraîcheur  face  à la scène actuelle gavée de soi-disant death metalleux soi-disant ivol, médiocres et sans âme ». Hum … Tant d’arrogance ne peut qu’exciter le chroniqueur de mauvais poil, lui aussi gavé par tous ces suiveurs « médiocres et sans âme ». Les gars, vous avez intérêt  à assurer.

Le nom des allemands semble en rapport avec un des morceaux phares de l’album culte The Jester Race (In Flames). L’orientation générale de When All Life Ends semble le confirmer. Hélas, tout ceci est sans saveur tant les compos sont une resucée de ce qui se fait de plus courant depuis bientôt deux décennies en milieu scandinave. Nous disons bien resucée, pas hommage. Il y a bien quelques riffs entraînants, de belles mélodies à la Maiden (“Aeon”, “And Blood has to be Shed”) mais pas assez pour relever le niveau général. Du coup, on en a marre avant la fin. Ca devient une corvée de se farcir le pénible “Lost in Twilight” par exemple. L’album a beau être bref, on n’en retient rien. Alors Ok, le groupe a tout fait par ses propres moyens, enregistrement, mixage, etc. (ce qui explique peut-être le rendu parfois amateur). Respect,  mais ce n’est pas une excuse pour afficher aussi peu d’imagination. Et que dire de l’instrumental totalement kitsch “Dying Sun” que même ses jolies guitares acoustiques ne parviennent à sauver. Ce n’est pas si mauvais que ça, mais tellement prévisible que l’énervement l’emporte.
Les avalanches de blasts (“Despise your Life”, “Your Darkest Path”) et surtout le son très typé les rapprochent du black metal malgré une base musicale plus death mélodique.  Manuel Siewert ne sert à rien, il braille avec un automatisme consternant. Si son modèle est le Anders Friden de 1995, l’imitation est parfaite. Seulement faut avouer qu’en ce temps là, il n’était pas une référence, quel que soit le registre. Parfois l’énergie dévastatrice dont ils sont capables fait mouche (“Life Ends”), mais plus souvent, elle indiffère. On remerciera tout de même le batteur qui ne ménage pas ses efforts pour rendre le groupe un peu plus intéressant, en dépit des mélodies souvent  bateau.  Bon il faut avouer que son truc à lui, c’est surtout de bourriner à mort, mais ça marche plutôt bien quand il s’y met. Le son et le style un peu daté c’est voulu et assumé, on en a conscience, mais qui dit hommage à la old school, dit exigence maximale. Exigence très loin d’être satisfaite dans le cas présent. D’autant plus que sur le créneau melodeath 90’s  à la In Flames, At The Gates, Dark Tranquillity & co, on en reçoit par wagons chaque mois. Une performance techniquement irréprochable, une efficacité imparable c’est donc le strict minimum qu’on puisse attendre d’eux.


L’innovation n’y est pas, l’exécution est tout juste moyenne, la personnalité est trop calquée sur le passé. Recalé. December Flower est sans doute condamné à n’être qu’un éternel second couteau … Ou peut-être pas, après tout, Omnium Gatherum a pris son temps pour sortir du lot. Faites-moi mentir, suivez le même chemin que vos camarades finlandais …


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