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CHRONIQUE PAR ...

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Althor
Cette chronique a été mise en ligne le 04 février 2012
Sa note : 7/20

LINE UP

-Mario Vogel
(chant)

-Frank Schölch
(guitares)

- Klaus "Heiner" Ullrich
(basse)

-Thomas "Lubber" Krämer
(batterie)

TRACKLIST

1)Feed the Extermination
2)Tremendous Brutality
3)Cancer
4)Ovulation Bitch
5)Storage of Anger
6)Dog in the Manger
7)De-Organ-Izer
8)Abuse
9)Trust in God
10)Til I'm Dead

DISCOGRAPHIE


Vendetta - Feed the Extermination
(2011) - thrash metal - Label : Massacre Records



Alors que l’épave de Titanic est retrouvée en 1985, Vendetta, une formation de thrash germanique, se forme dans ce contexte délicat. Je le conçois, cette introduction est complètement capillotractée mais elle a le mérite de souligner la longue existence de ce groupe. Mais surtout, ce groupe est né en plein dans la vague thrash initiée par Metallica, Slayer et compères. Leur carrière ne fut cependant pas un long fleuve tranquille puisqu’ils ont accusé un break de près de 20 ans. Feed the Extermination est ainsi leur 4ème album, voyons si en 2011 ils en ont encore dans les tripes.
 
Le morceau éponyme démarre assez lentement avant de s’enchaîner avec un couplet typique du genre. Ce titre plutôt efficace met en confiance l’auditeur. L’alternance de riffs lourds et lents avec d’autres plus véloces fait merveille. Hélas ce sentiment positif sera de courte durée. Le tout début du morceau suivant semblait bon mais la suite se gâte. Le chant est juste pénible par dessus un riff qui l’est tout autant. Six minutes de ce traitement c’est franchement long, et ne vous attendez surtout pas à la moindre variation. Allez, piste suivante! Le niveau remonte légèrement avec "Cancer" mais là aussi, des longueurs rendent l’écoute vite lassante. Mais le plus grave arrive lors du passage à la piste suivante. En effet, à moins d’avoir les yeux rivés sur votre lecteur vous ne remarquerez même pas le changement de piste. Résultat, pendant huit minutes on s’ennuie ferme. Où est donc l’esprit créatif ?
Bon, passons, "Storage Of Anger" nous fait oublier cette erreur en proposant quelque chose de plus consistant. Il contient également un solo qui vaut son pesant de cacahuètes. Enfin, il était temps car c’est une partie intégrante du thrash. "Dog In The Manger" sera le moment fort de l’album avec la présence d’un refrain accrocheur, à vrai dire, il s’agit du premier vraiment efficace. "Abuse" est le titre le plus long et se fait être le plus complexe. Un long passage instrumental bien amené introduit le propos. Le morceau se termine par de la narration avec le même thème par lequel il avait débuté. Là encore, on se répète mais ça tire en longueur ! Et à ce moment-là, on aimerait vraiment que l’album se finisse. Et ce ne sont pas les deux derniers morceaux qui vont changer la donne. Finalement ça fait très léger, car en plus de compositions pas très inspirés, les musiciens ne font rien pour briller à leur poste et ne font vraisemblablement que de la figuration. Seul le couple batterie/basse sauve la mise avec ses sections plutôt solides.

 
Certains groupes feraient mieux de ne jamais retenter le coup. Hélas, Vendetta fait partie de ceux-là. Très peu d’inspiration, des titres répétitifs, un chanteur pas au top de sa forme, ça fait forcément beaucoup. Hormis deux ou trois morceaux, le reste est vraiment plus que moyen et n’incite vraiment pas à la réécoute. Un plantage ni plus ni moins, un disque qu’on oubliera très vite, tout comme ce retour manqué des Allemands.
 



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