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CHRONIQUE PAR ...

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Mayou
Cette chronique a été mise en ligne le 21 décembre 2011
Sa note : 13/20

LINE UP

-Oren Balbus
(chant)

-Dory Bar-Or
(guitare)

-Auria Sapir
(guitare)

-Gil Ben Ya’akov
(basse)

-Dror Goldstein
(batterie)

TRACKLIST

1) Lost Control
2) Controlled
3) Black prophecy
4) Desolate The Weak
5) Inner Anger
6) Your Gods, My Enemies
7) Unlabeled
8) Blind Messiah
9) Never Waits

DISCOGRAPHIE


Eternal Gray - Your Gods, My Enemies
(2011) - death metal - Label : Season Of Mist



Quand j’écoute un nouveau groupe, mon premier réflexe est de se renseigner sur ledit groupe. Aucune dérogation à la règle possible, je fonce donc consulter la page wikipedia de Eternal Gray. Tiens, du death israélien ? Marrant, je savais pas qu’ils faisaient du death, là bas… Il serait même considéré comme le groupe metallique le plus connu d’Israël avec Orphaned Land, rien que ça. Serait-ce un énième groupe qui mélange musique traditionnelle de son pays avec du death ? Raté !

Ne prêtez pas attention au mal de crâne qui vous suivra après le première écoute. Quelques aspirines et vous serez repartis, tout frais. Car déjà, rien qu’à la deuxième écoute, le son se fait beaucoup moins violent. La distorsion se fait plus propre, et les lignes mélodiques s’affirment pour des breaks ambiants du plus bel effet. C’est par deux aspects très différents que cet album séduit. Le premier est son groove imparable. Essayez donc de ne pas bouger la tête sur le riff très Meshuggesque de "Inner Anger" ! Rien de tel pour commencer sa journée. Le rythme effréné de "Black Prophecy" vous arrachera les tripes, et vous, bande d’inconscients, vous en redemanderez… Et vous avez bien raison !
Vous pourrez après vous délecter des chansons plus ambiantes comme "Never Waits" ou "Lost Control", thème fin du monde / fuyez pour vos vies ou le rouleau compresseur finira par vous écraser. Remarquez, ce riff vous rend tellement dépressif que ce n’est pas si grave. Bref, l’idée générale est lancée, à vous de vous faire votre propre opinion. Néanmoins on observera quelques riffs dans un style plus dissonants qui laissent toujours un peu froid. Dans le genre, "Desolate the Weak" remplit très bien son rôle. T’as aimé les trois premières chansons ? Attends voir, je m’en vais te refroidir d’un coup. Et malheureusement, cet album est parsemé de chansons comme celle-ci, placées à des endroits stratégiques, comme pour rappeler que cet album a quand même des défauts. Dommage.
Petit point instrumental : le chant est on ne peut plus typique, donc pas très intéressant (d’autant plus que les paroles sont incompréhensibles, mais ça on s’y attendait). Une disto bien proprette, comme on l’aime, se partage la première ligne avec le son clair très réussi, qui va très bien avec l’ambiance apocalyptique du disque. Les soli sont très peu présents, et c’est bien dommage car celui de la chanson éponyme est impressionnant. La basse est inexistante, et la batterie est parfaitement tenue, bien qu’on finisse par se lasser un peu de l’alternance blast beat (d’une précision chirurgicale je dois l’avouer) pour les couplets / roulement de grosse caisse pour les refrains. La production est très réussie, grâce à un son très clean, et une bonne balance. La durée (à peine 40 minutes) permet de s’enfiler le skeud d’une traite, et ça c’est cool !


En bref, un album réussi ,dans la bonne moyenne, qui permet de passer un bon moment même s’il ne révolutionne rien du tout, faut pas rêver. C’est justement bien le problème, l’écoute se passe bien, il n’y a aucun problème apparent, mais quand même, il manque un truc. Cette petite étincelle qui rend un album magique et unique en son genre. Malgré tout, on s’en prend plein la tronche et on en redemande, et c’est ce qui compte.



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