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CHRONIQUE PAR ...

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Cedric
Cette chronique a été mise en ligne le 20 décembre 2011
Sa note : 15.5/20

LINE UP

-Eric Adams
(chant)

-Karl Logan
(guitare)

-Joey DeMaio
(basse)

-Scott Colombus
(batterie)

TRACKLIST

1)Metal Daze
2)Dark Avenger
3)
March for Revenge (By the Soldiers of Death)
4)
Hatred
5)
Gates of Valhalla
6)
Bridge of Death
7)
William's Tale
8)
Guyana (Cult of the Damned)
9)
The Warrior's Prayer
10)
Blood of the Kings
11)
Sting of the Bumbleblee
12)
Heart of Steel
13)
Master of the Wind
14)Outlaw
15)The Power
16)
The Crown and the Ring

DISCOGRAPHIE


Manowar - Hell On Stage
(1999) - heavy metal trve heavy légendaire - Label : Metal Blade Records



«- Grand-père, raconte-moi une histoire...
- Pfff. Ok, va chercher ton bouquin…
- Oh non, non, pas une comme ça, raconte-moi une histoire vraie !
- Une histoire vraie ?
- Oui ! Raconte-moi une histoire de quand tu étais petit !
- Et après t’arrêteras de me gonfler ?
- Ouais !
Bon. T’as décidé de me les casser aujourd’hui de toute façon. Et puis y a rien à la télé, alors entre ça et « Confessions Intimes »...» 

«- J’étais dans ma quarante-quatrième année et parcourais avec courage les continents habités, traversant les océans avec mes frères d’armes, Scott, Karl et Eric, avec comme simple chargement nos instruments de ménestrels divins, des tonneaux de Budweiser, et bien sûr notre équipement de Rois du Metal qui perce et pourfend : épée d’acier, hache, pique et marteau de guerre. Nous chevauchions nos Harley aux roues de feu, filant dans le ciel, pareils à des aigles volant pour la Gloire des Dieux, pour transmettre aux Immortels le message des Vrais, et leur rappeler que nous étions là et que nous les aimions. Nous avions aussi prévu de sortir un album live, que nous nommerions Hell On Stage, pour ne pas faire pareil que l’année précédente lorsque nous avions sorti un album live nommé Hell On Wheels.
Vous avez sorti deux albums live en quelques mois, et ils avaient presque le même nom ?!
Et alors ? Tu vas m’apprendre à faire la guerre ? Déjà c’était deux double CDn, et en plus il n’y avait pas une seule redite. Ils se complétaient, tu comprends ? Les morceaux de Hell On Stage n’étaient pas sur Hell On Wheels, tu…
Ouais ouais, c’est bon, j’ai compris.
Avec toi, on ne sait jamais ».

«- J’en étais où ? Ah oui. Nous transmettions aux Immortels le message des Vrais et…
…Tu l’as déjà dit ça.
Toi, toi tu vas te prendre une baffe du Tonnerre de Dieu du Metal si tu continues à me couper. Hmm. Ah oui. Les Soldats de la Mort nous avaient reproché le son un peu faiblard de Hell On Wheels. Alors pour ce Hell On Stage, nous avions mis toutes nos magnifiques forces dans le mixage. Et ça s’entend, sur tous les titres, enregistrés aux quatre coins du monde des Vivants. C’est très frappant, sur les morceaux qui pulvérisent les Falses en un éclair, comme sur "Outlaw" ou "The Power", ou même sur l’accélération de "Dark Avenger". On m’entendait, bien sûr, ma basse d’acier EST la musique de notre Armée, mais également les shreds habituels de Karl, qui pour le coup avait mangé un ogre des prairies du Pays du Feu. Malgré la chaleur, l’obscurité et les attaques vaines de nos ennemis, il ne fit aucune fausse note et réussit à magnifier toutes les parties solo immortalisées au cours de notre carrière. Notre poilu compagnon, Scott, frappait son instrument de ses baguettes de guerre avec la régularité et la précision d’un atome de césium 133. Il faut avouer que nous n’avions pas choisi d’axer cet album live sur la vitesse, la majorité des titres appartenait au répertoire "calme" du groupe, mais bon…»

«- Mais grand-père, ça a dû le faire souffrir ?
Oui. Beaucoup. Il mangeait des disques de Bon Jovi pour apaiser ses peines.
Et Eric ? Etait-il Grand ?
Oh fiston… Tu aurais dû être là. Pour l’entendre, mes dieux, pour l’entendre soigner des vies grâce à sa puissante voix de la mort des Wimps, l’entendre absoudre les pêchés, donner de la force à nos Immortels, lors de moments de communion, de douceur et de beauté, lorsqu’il chantait magnifiquement "Gates Of Valhalla", la rendant presque soutenable, ou "Heart Of Steel", ou encore "Master Of The Wind", tu en aurais eu des frissons, peut-être même aurais-tu pleuré…. Et que dire de sa puissance ? Son incroyable coffre, comme si les Dieux eux-mêmes s’exprimaient par lui, les screaming épiques de "Dark Avenger" ou au début de "Gates Of Valhalla", tout bonnement hallucinants, ou lorsqu’Il hurlait « Poweeeeeeerrrr!!! » à en faire exploser des têtes de Gobelins cramoisis, juste avant que Karl et Moi partions sur un solo monstrueux à faire trembler la terre. Et au début de "Bridge Of Death" là aussi, Il était impérial, tout comme nous d’ailleurs. Nous étions les Rois du Metal tu sais ? Et moi, écoute-moi asservir les peuples sur "Sting Of The Bumblebee" !
Mais ?! Mais il est tout naze ce morceau !»

«- Aïe !
Oui, je t’avais dit de ne pas me couper ! Et surtout pour me dire ça ! Oui ! Oui c’est vrai que c’est nul, tout comme "William’s Tale", ou "Warrior’s Prayer" ou "The Crown And The Ring", mais que veux-tu, à chaque fois que ces morceaux arrivaient, les foules se mettaient à genoux et faisaient le Signe. C’était grisant, donc oui. Facile, chiant, mais nous pouvions reposer nos puissants poignets pour distribuer encore quelques flamboyants coups de boutoirs salvateurs. Et puis tu ne regardes que les choses sombres. Vois plutôt la Lumière, vois que nous avons réussi à faire de "Hatred" un morceau sympa, vois que "Metal Daze" était puissante et enivrante comme elle l’est aujourd’hui, vois comme "Blood Of The Kings", malgré ses paroles aussi creuses qu’une forêt de bambous magiques, est efficace, songe aux nuques que nous avons maltraités avec "Dark Avenger, "The Power" et "Outlaw". Oh oui, nous étions grands, nous étions puissants, et forts, parce que mine de rien, en deux ans, comme tu le faisais remarquer cyniquement, nous avions fait comme offrande deux lives complémentaires sans aucune redondance. Alors oui, il manque quelques hymnes ("Sign Of The Hammer", "Hail And Kill", "Black Wind, Fire And Steel") mais nous ne pouvions tout mettre. Les foules auraient succombé.»


«- La grande époque. Nos Immortels récitaient la Prière du Guerrier. Nous allions produire quelques années plus tard notre dernier puissant opus avant qu’une sorcière ne nous lance un sort de médiocrité et nous condamne à sortir un album intitulé Gods Of War. Et notre frère Scott ne se baladait pas encore dans le Valhalla... 
- Tu… Tu pleures, Grand-père ?
- Oui, mais ce sont des larmes de joie, pour notre gloire, pour notre grandeur. Nous étions les Rois du Metal tu comprends... Allez, vas te coucher tu veux ? Je vais écouter "The Power" une dernière fois...
»


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