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CHRONIQUE PAR ...

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Oni²
Cette chronique a été mise en ligne le 12 janvier 2012
Sa note : 11.5/20

LINE UP

-Sven De Caluwé
(chant)

-Eran Segal
(guitare)

-Michael Wilson
(guitare)

-JB van de Wal
(basse)

-Ken Bedene
(batterie)

TRACKLIST

1) Omega Mortis
2) Global Flatline
3) The Origin Of Disease
4) Coronary Reconstruction
5) Fecal Forgery
6) Of Scabs And Boils
7) Vermicular, Obscene, Obese
8) Expurgation Euphoria
9) From A Tepid Whiff
10) The Kallinger Theory
11) Our Father, Who Art Of Feces
12) Grime
13) Endstille

DISCOGRAPHIE


Aborted - Global Flatline
(2012) - brutal death - Label : Century Media



Scalpel … Merci. Nous allons procéder à … Oups ! Je m’apprêtais inconsciemment à reproduire la même introduction que mon collègue Lucificum pour attaquer ce septième effort des chirurgiens belges. Il paraîtrait que le line-up a été presque entièrement remanié. Qu’est-ce que ça change ? Autant tuer tout embryon de suspens, la description de leur musique sur les précédentes chroniques est tout aussi adaptée pour Global Flatline. Pas la moindre prise de risque, pas une once de surprise. Disséquons l’objet …

La double monstrueuse qui ouvre les hostilités sur l’éponyme vous a peut-être fait espérer un mid-tempo. Erreur, « c’était pour mieux t’écorcher vif mon enfant ». Sorti de 3 morceaux pour le moins « particuliers », votre humble chroniqueur se trouve dans l’incapacité totale de distinguer les chansons entre elles. Nous mettrons l’intro à part parce qu’elle ne fait qu’une minute. “Expurgation Euphoria” est impossible à rater parce qu’elle casse le rythme effréné soutenu depuis la première piste avec son piano dépressif. Dommage car même dans ce genre d’exercice la répétitivité plombe la bonne idée de départ. Enfin, “Endstille” (hommage au groupe de black metal ?) joue sur une certaine ambiance, avec beaucoup de samples parlés, un essai intéressant, mais pas assez pour justifier de se farcir douze titres chiants quoique bien exécutés. Avoir activé la lecture continue ne m’a pas aidé à noter cet album, à chaque fois c’est toujours sur les 3 morceaux précités que mon attention s’est arrêtée.
Il n’y a guère que les soli plutôt bien branlés pour donner un peu de saveur à ce carnage auditif (“Fecal Forgery”, “The Origin of Disease”, “Our Father, Who Art Of Feces”). Ils sont tous un peu trop courts, hormis ceux de “Grime” et “Endstille” et c’est dommage, les guitaristes d’Aborted étant plutôt doués. Sven beugle comme un animal enragé, toujours un peu sur le même ton, à mi-chemin entre la furie du hardcore et la puissance ténébreuse du death. Efficace donc, sans plus. Ce n’est malheureusement pas la présence en guests des copains Trevor Strnad (The Black Dahlia Murder), Julien Truchan (Benighted) et Jason Netherton (Misey Index) qui va y changer quoi que ce soit (chapeau si vous parvenez à distinguer leurs growls respectifs dans cette cacophonie). Si l’on met de côté la répétitivité globale du propos, ces messieurs sont quand même de sacrées grosses brutes. La précision est sans faille dans leur jeu, la prod à la fois vivante et très carrée, mais la basse est inaudible. Il n’y a pas de mauvais morceau dans Global Flatline, juste une énervante impression de déjà-entendu tout le long, que ce soit sur le même opus ou sur les précédents.

Le parti pris « toujours la même chose » ne leur réussit pas des masses on dirait ... Ah j’oubliais de préciser que c’est la première fois de ma vie que j’écoute intégralement un album d’Aborted. Et pourtant à lire ce qui s’est dit sur les trois précédents, c’est bonnet-blanc et blanc-bonnet. Rien, absolument rien n’a changé. Fans de Slaughter and Apparatus … et Strychine.213, vous allez probablement aimer, death-brutalleux en quête d’originalité, passez votre chemin.


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