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CHRONIQUE PAR ...

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Kroboy
Cette chronique a été mise en ligne le 11 décembre 2011
Sa note : 14.5/20

LINE UP

-Piet Sielck 
(chant) 

-Joachim "Piesel" Küstner 
(guitare) 

-Jan-Sören Eckert 
(basse) 

-Thomas Nack 
(batterie) 

TRACKLIST

1) Descending
2) The Savior
3) Starlight
4) March Of Doom
5) Heavy Metal Never Dies
6) Moment In Time
7) Hall Of The Heroes
8) R. U. Ready
9) Faster Than All
10) Before The Pain
11) No Guts, No Glory

DISCOGRAPHIE

Megatropolis (2007)
The Landing (2011)

Iron Savior - The Landing
(2011) - heavy metal pardi ! - Label : AFM Records



Depuis 4 ans et un Megatropolis pas très folichon, Iron Savior n'avait pas donné le moindre signe de vie. Après tant d'années de silence, c'est limite si on n'attendait plus que le communiqué officialisant le split. On aurait alors vécu une situation similaire à celle de Running Wild il y a quelques années (avant que Rock n' Rolf ne réactive le groupe et ne bousille mon intro), sauf qu'on imagine mal Iron Savior jouer en tête d'affiche au Wacken open Air. Et puis voilà, à la place, c'est un nouvel album qui débarque presque par surprise…

Cela dit, ce break n'a pas eu de grande incidence sur le groupe puisqu'aux côtés de Sielck, on retrouve les deux compagnons de longue date que sont Joachim "Piesel" Küstner et Thomas Nack. Seul Yenz Leonhardt a quitté le navire, probablement trop occupé par ses autres projets. A la place, on retrouve une vieille connaissance en la personne de Jan-Sören Eckert, déjà présent sur Unification, Dark Assault et Condition Red. En revanche, en ce qui concerne le style du groupe, on dirait que Piet Sielck a profité de cet intermède pour remettre un peu en question sa façon de composer. En effet, sur ses trois précédents albums, Iron Savior y allait en force quasiment de la première à la dernière seconde, dans les riffs comme dans les refrains. Pas besoin de chercher la moindre trace de mélodie, c'était quasiment peine perdue. Cette fois, Sielck est revenu vers un style plus proche de Unification ou Dark Assault, à savoir un mix entre morceaux speed et mid tempos, un habile dosage entre agressivité et mélodie. Pour un peu, on basculerait presque dans l'excès inverse : on imagine qu'une partie des fans d'Iron Savior aura bien du mal à se satisfaire de seulement deux morceaux pied au plancher. En effet, hormis "Starlight", bien dans l'esprit du premier album avec son refrain glorieux à la "Riding On Fire", et l'excellent "Faster Than All", lui aussi garanti 100% heavy speed à l'allemande avec sa basse ronflante et son refrain atomique, les morceaux dans le style traditionnel d'Iron Savior se font rares. Un comble pour un groupe aussi conservateur !
Et ce changement d'orientation, en douceur mais réel, Piet Sielck l'assume parfaitement. Après la petite intro, The Landing débute par "The Savior", un mid tempo mélodique avec des arrangements particulièrement soignés sur le refrain. De la part d'un groupe qui avait toujours démarré ses albums à fond la caisse, ça surprend ! Le choix est pourtant très judicieux, car ce titre est parfaitement représentatif de l'album. Les mid tempos y font en effet la loi, et les refrains semblent plus soignés que jamais. C'est le cas notamment de "Heavy Metal Never Dies", un véritable hymne porté par un refrain incroyablement catchy. On en regretterait même qu'il soit si court et qu'il ne soit pas doublé, comme sur la fin du morceau ! Même sur les titres qui partent dans une direction plus heavy, on est loin du rentre-dedans habituel et la touche mélodique ne tarde pas à se faire sentir, comme sur "March Of Doom" ou "A Moment In Time", un titre très Blind Guardian. On trouve même sur cet album quelques curiosités comme "R. U. Ready To Rock", qui ressemble à un vieux morceau de Scorpions boosté aux amphet', ou "No Guts, No Glory", un titre hard/heavy dont le couplet sonne très WASP. Dernière surprise qui achèvera les truest of the true, la présence sur l'album d'une ballade très correcte, "Before The Pain", seulement la quatrième de la carrière d'Iron Savior (dont "Forevermore", écrite par Hansen). Impossible de mettre la main sur les crédits, mais mon petit doigt me dit que le retour de Jan-Sören Eckert, qui avait co-signé "After The War", n'y est sûrement pas étranger.


Bien sûr, aux yeux de ceux pour qui Iron Savior signifie forcément double pédale en continu, The Landing risque d'être une déception ; mais pour ceux qui regrettaient le côté un peu trop uniforme des dernières productions du groupe, la grande variété de ce nouvel album, précisément ce qui manquait à un très bon album comme Battering Ram pour se hisser au niveau de Unification, sera pris comme un pas en avant. Allez Piet, deux ou trois morceaux bourrins de plus la prochaine fois et le dosage sera parfait. Ah la la, sont chiants ces fans à jamais être contents !


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