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CHRONIQUE PAR ...

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TheDecline01
Cette chronique a été importée depuis metal-immortel
Sa note : 9/20

LINE UP

-Sven
(chant)

-Fré
(basse)

-Bart
(guitare)

-Gilles
(batterie)

-Tace
(guitare)

TRACKLIST

1)Dead Wreckoning
2)Blood Fixing The Bled
3)Gestated Rabidity
4)Hecatomb
5)The Gangrenous Epitaph
6)The Inertia
7)A Cold Logistic Slaughter
8)Threading On Vermillion Deception
9)Voracious Haemoglobinic Syndrome
10)Descend To Extirpation

DISCOGRAPHIE


Aborted - The Archaic Abattoir
(2005) - brutal death - Label : Listenable Records



Un album arrivé sous les feux de la rampe après deux précédents efforts très appréciés dans le milieu de l’extrême, forcément, l’attente est grande. Et à en lire les différentes réactions dans les magazines, c’est jackpot cette fois ! Après un Goremaggedon de haute volée d’après la presse, voilà que ce The Archaic Abattoir franchit la dernière marche, la plus dure, qui mènera l’album de excellent à fabuleux. C’est grâce à ces dithyrambes que j’ai craqué et donc acheté mon premier album d'Aborted.

Première constatation, c’est violent ! Du brutal death gore sans concession. Le blast est souvent là et le rythme est de toute façon réglé sur ultra vitesse. Deuxième point marquant, la production est assez énorme. Toute en puissance et carrée. Et ensuite, les riffs ? Pourquoi ne pas en parler vu que c’est un peu un point angulaire de tout album de metal. Ils sont variés, carrés et bien exécutés. Pourtant, ils ne donnent pas franchement l’impression de sortir des clichés du death avec dès la première chanson ces fameux « scouiiiiiiii » en fin de riff typiques du genre qui apparaissent. Vraiment pas original et pour tout vous dire, une des caractéristiques du death dont je me passe allègrement. Ensuite, pour continuer dans les lamentations, ces riffs ont beau être variés, bien exécutés et tout le toutim, ils ne sont donc pas originaux, mais en plus ils sont tellement noyés dans la violence extrême de l’album qu’on ne les distingue même plus finalement. Un comble !

Car voilà, il est temps de vous l’avouer, je n’aime pas cet album. Bien loin de toutes les enflammades que j’ai pu lire à son sujet, il m’ennuie profondément. Arriver au bout de ses trente-six minutes est plus une gageure qu’autre chose. Les blasts incessants (et dire qu’ils sont censés avoir baissé le rythme !) sont fatigants et inutiles. Ils bouchent complètement le spectre sonore de l’album. On n’entend plus qu’eux tant et si bien que les riffs passent au second plan. On est du coup très très content quand enfin ils daignent aller voir ailleurs si on y est et c’est pour ça que la fin de "Hecatomb" est bonne. Pas de blast ! Et un riff enfin audible. Géant. Vous l’aurez désormais compris, le principal, et rédhibitoire, défaut de cette galette est son outrageante inaudibilité. Certes quand on prête fortement l’attention on arrive à discerner du bon, mais la bouillie sonore fait front. On a l’impression dès lors d’entendre un bruit de fond extrêmement fort pendant la (quasi) durée de l’album. C’est paradoxal puisque la production est puissante et carrée… Peut-être trop clinique.

Heureusement les Belges ne se fourvoient pas en permanence car outre la fin de "Hecatomb", "The Inertia" peut être aussi taxée d’audible et agréable. Ce constat est d’autant plus frustrant que Aborted est bon quand il ne blaste pas sans réfléchir. Les parties « calmes » sont en effet très bonnes. Dommage. Il ne faut cependant pas vous tromper, l’album est fatigant et lassant. Ou alors, il faut l’écouter de nombreuses fois pour en comprendre les subtilités. J’en suis à six-sept et je n’arrive toujours pas à décoller. Et je n’ai plus envie de faire l’effort. Ceux qui l’apprécient ont dû réussir à passer ce cap. Je camperai sur mes positions : brouillon et ennuyeux. En plus, vous pouvez rajouter à cela un chant death un poil varié, mais dont la version la plus caverneuse est proprement pas du tout originale. Comme l’album finalement (au risque de heurter ses adorateurs).


Conclusivement parlant, on peut parler d’un grand gâchis. Car les gore belges excellent dans les parties plus lourdes. Malheureusement, ils abusent de la solution blast beat et roulement de double grosse caisse qui masquent tout sur leur passage pour au final donner un album épuisant et chiant. Dommage et très moyen donc. Copie à revoir pour la prochaine fois en éliminant ces inutiles parties d’ultra vitesse et ce sera sûrement gagné.


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