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CHRONIQUE PAR ...

90
Seth
Cette chronique a été mise en ligne le 28 septembre 2011
Sa note : 11/20

LINE UP

-Falk Irmenfried von Hasen-Mümmelstein 
(Chant+cornemuse+orgue de barbarie+shawm)

-Alea der Bescheidene
(chant+cornemuse+shawm)

-Cordoban der Verspielte 
(chant+flûte+cornemuse+shawn+vielle)

-Bruder Frank
(guitare+basse+contrebasse+chapman stick)

-Mik El Angelo 
(guitare+bouzouki+cithar)

-Thoron Trommelfeuer
(percussions+cornemuse+shawm)

-Lasterbalk der Lästerliche
(batterie)

TRACKLIST

1)Habgier Und Tod
2)Hochzeitstanz
3)Ode An Die Feindschaft
4)Eulenspiegel
5)Sündenfall
6)Nachtigall Und Rose
7)Gott Würfelt Nicht
8)Nach Jahr Und Tag
9)Orpheus
10)Spiel Mit Dem Feuer
11)Fiat Lux
12)Der Letzte Spielmann
13)Wieder Unterwegs

DISCOGRAPHIE


Saltatio Mortis - Sturm aufs Paradies
(2011) - rock folk - Label : Napalm Records



Saltatio Mortis est le dernier protégé en date de la maison Napalm Records, qui nous a toujours habitué à de la qualité dans ses productions. Le style pourrait être qualifié de rock médiéval à mèches rouges, crédibilité proche de zéro.

Ça oui, Napalm nous avait toujours habitués à mieux. En posant vos oreilles sur Saltatio Mortis, plein de confiance parce que vous savez qui produit, vous aurez probablement une légère surprise. Par forcément agréable. Et peut-être même une petite syncope. Alors, que l’on ne se trompe pas, Saltatio Mortis n’a rien d’un groupe foncièrement mauvais, mais le côté « rock » dans medieval rock se fait clairement sentir. En clair, cela n’est pas du metal. Et impossible de dire si c’est le côté rock soft ajouté au chant allemand, mais il est difficile de ne pas penser à Tokio Hotel (sans offense pour Tokio Hotel) en écoutant le chant acidulé du chanteur à mèche. Alors oui ils ont de très jolis costumes et apparemment les moyens de faire des pochettes typées scène médiévale épique. C’est dommage que l’on soit proche du calme absolu à l’écoute de l’album en lui-même. Mais bon, parfois un rock bien fait peut (presque) autant satisfaire que du metal. Des fois. Donc on essaie de maîtriser sa première impression et on continue l’écoute. Malheureusement, cela ne va pas aller en s’améliorant. Car de la ballade yaourt allemand pseudo typée médiéval, vous allez en avoir.

Le problème avec Saltatio Mortis, c’est que l’on va de déception en désolation, avec des chansons que l’on pressent comme un peu remuantes et qui tombent finalement à plat ("Ode An Die Feindschaft") à la ballade carrément menée par une boite à rythme du début à la fin ("Gott Würfelt Nicht"), qui en plus ne restera pas dans les annales des ballades romantiques. Alors évidemment, il y a pire à écouter que Saltatio Mortis sur Terre (il vous suffit d’allumer la radio). Les sonorités sont également relativement présentes afin de justifier l’appellation médiévale, sans pour autant nous étonner ni nous émouvoir, souvent de façon automatique pendant les refrains ou les ponts. Les choses ne sont pas assez poussées, les mélodies attendues, les riffs frustrants d’impuissance. On sent que le chanteur essaie de dire « hé les copains regardez je suis un rocker » en forçant un peu la voix, mais cela ne fait guère illusion sur cette musique acidulée. Après, les chansons sont toutes à peu près de qualité égale, et Sturm aufs Paradies reste un album agréable, avec des mélodies mignonnes et faciles à écouter, sans grande surprise ni envolées épiques.

Il ne s’agit donc pas du pire album qui soit, mais l’appellation « medieval rock » se fait douloureusement comprendre à l’écoute des chansons de Saltatio Mortis, surtout pour le côté rock. Il est clair que la plupart des adeptes de metal ne trouveront pas leur compte dans cette production, qui malgré une large communicaton sur les différents médias metal (internet, magazines) reste finalement assez plate, et perd de sa crédibilité avec des erreurs comme la chanson boite à rythmes ou la coupe émo du chanteur (bon je sais c’est méchant). Cependant cela vient de chez Napalm Records et c’est peut-être bien cela qui fait le plus mal, puisque le label autrichien nous a toujours habitué à de la qualité et à une intégrité toujours entière par rapport au metal, avec des productions telles que Alestorm, Arkona ou le grand Grave Digger. Espérons qu’ils ne commencent pas avec Saltatio Mortis à suivre le chemin de Nuclear Blast sur la diversification des styles, et finalement la production de groupes qui finissent par n’avoir plus rien à voir avec l’esprit de base.


Achetez donc Saltatio Mortis, si vous aimez un peu le rock moderne, et un peu la musique médiévale, mais pas trop. Achetez Saltatio Mortis si le heavy metal est trop intense pour vous, et que vous avez toujours adoré les ballades guimauves chantées en allemand. N’achetez pas Saltatio Mortis si vous aimez Grave Digger.


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