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CHRONIQUE PAR ...

88
Mita
Cette chronique a été mise en ligne le 04 septembre 2011
Sa note : 10/20

LINE UP

-Marco Kern
(chant+guitaire)

-Rene Auer
(guitare)

-Dominik Eder
(basse)

-Matthias Mai
(batterie)

TRACKLIST

1)Last Breath
2)Lord of Darkness
3)Father
4)Blow Away
5)Four
6)I'm Your Hate
7)Piece of Shit
8)Conscience
9)Black Bridges
10)Dark and Cold

DISCOGRAPHIE

Dark And Cold (2011)

Garagedays - Dark And Cold
(2011) - heavy metal heavy thrash patchwork - Label : Massacre Records



Vous ne connaissez pas Garagedays ? Moi non plus, je ne connaissais pas avant d'avoir à chroniquer leur premier album, Dark And Cold, qui sort chez Massacre Records. Ils sont déjà signés sur un gros label, les bougres. Et d'où ils viennent ? D'Autriche, tout simplement, mais avec un nom pareil,j'étais prête à parier qu'ils étaient américains. Bref ce n'est pas très important, il faut parler musique, alors parlons musique. Dans la grande famille du heavy, vous voyez, il y a les leaders, et les suiveurs. Et dans la catégorie des suiveurs, il y a ceux qui pensent que pour devenir un leader, il faut copier un leader. Et souvent, ça ne marche pas, le petit groupe est pointé du doigt et vite oublié. Vous voyez où je veux en venir, non ? Parce que ce problème, c'est un peu celui de nos quatre Autrichiens.

Garagedays, c'est un peu le heavy du pauvre. C'est bien simple, faites un énorme patchwork de tout ce que vous avez déjà pu entendre dans le genre, ajoutez-y un peu de sauce thrash et vous obtenez le disque des Autrichiens. Et en fait, ils font tout ce que les autres ont déjà fait, le seul souci c'est qu'ils le font moins bien. Et parfois, le groupe a sérieusement du mal à cacher son amour pour Metallica. Rien que les solos ou même l'ouverture ''Last Breath'' frisent parfois le pompage. En gros, pour combler son manque d'inspiration, autant chercher chez les autres les bonnes idées pour les retranscrire ici, en espérant que ça va passer inaperçu. Raté. En sorte de revival des années 80, Garagedays se fourvoie en nous proposant une musique qui sent le réchauffé, et surtout, en ayant du mal à captiver. C'est bien simple, malgré une rythmique rapide, on s'ennuie ferme. À part ''Father'', il est difficile de trouver chaussure à son pied, et ce malgré des musiciens appliqués, qui, s'ils ne font rien de mauvais, restent perpétuellement médiocres. Encore un groupe comme il en existe une bonne centaine d'autres, en quelque sorte.

Même le frontman Marco Kern (qui joue aussi de la guitare) n'est pas particulièrement brillant. Son chant n'est pas mauvais, mais ne possède rien non plus d'exceptionnel qui pourrait permettre de décoller. Et lorsqu'il veut chercher dans les aigus, aïe aïe aïe, préparez-vous à souffrir. Alors oui il sait à peu près varier et changer de registre, mais jamais il n'est brillant, voir « très » bon. Dark And Cold s'amuse aussi à aller piquer chez Iced Earth dans tout ce qui est épique. Il faut encore une fois le souligner, Garagedays n'a vraiment aucune personnalité et c'est ce qui empêche ce premier album de sortir de la masse. Il reste noyé, coincé entre d'autres disques médiocres sans être mauvais, qui, sans polluer le genre, bouche simplement une canalisation qui manque un peu de nettoyage. Alors ce que l'on trouve ici, c'est plus une perte de temps qu'un groupe vraiment captivant. Pourtant, combiner manque d'originalité et qualité n'est pas une équation impossible, mais chez Garagedays, le résultat n'y est pas.Et en plus, malgré la clarté du son, celui-ci reste encore trop lisse pour faire décoller Dark And Cold, affligeant de banalité.


Si vous recherchez du bon heavy, que vous êtes en manque d'un groupe qui pourra vous faire revivre votre nostalgie d'un âge d'or et que vous voulez faire des découvertes,alors Garagedays n'est pas fait pour vous. Puant le copié-coller d'un certain nombre de grandes formations du genre, les Autrichiens peinent à sortir du lot, et, c'est bien simple, se vautrent à moitié sur Dark And Cold. Il n'est pas mauvais, et il n'est pas bon non plus. Il est moyen, médiocre, avec un enchaînement de morceaux médiocres (sauf ''Father'') qui forment un album qui reste donc à ce niveau. Pas moyen de s'attacher d'une quelconque manière à ce groupe dont on se détournera bien vite. Alors ça risque de gâter les choses pour le deuxième album, si ça se trouve, il va passer inaperçu. Remarquez, s'il est comme celui-ci, aussi bouche-trou, ce ne sera pas une grosse perte, très franchement. Ne vous attendez donc pas à être éblouis et passez à autre chose, sauf si vous êtes un fan hardcore du style, et que vous aimez les chevelus avec des tatouages qui posent en jean moulant.


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